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The Old Third, Prince Edward County, Pinot Noir 2013

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The Old Third Pinot Noir 2013
The Old Third Pinot Noir 2013

Le comté de Prince-Edward fait tourner bien des têtes dans le monde vinicole depuis quelques années. Cette presqu’île s’avançant dans le lac Ontario entre Kingston et Belleville est en train de se bâtir une belle réputation principalement pour la qualité de leur chardonnay et de leur pinot noir, avec en tête de liste des producteurs comme Norman Hardie et Closson Chase.

C’est sur la route Closson qu’on retrouve le petit vignoble de Bruno François et Jens Korberg. Ce coteau de deux hectares orienté sud-sud-est est planté avec du pinot noir et du cabernet franc, à une densité particulièrement élevée pour Prince Edward County. Cette densité a pour conséquence de forcer les racines de la vigne en profondeur et, parce que l’espace est trop restreint pour y amener de la machinerie, de tout faire manuellement. Ils ont choisi de produire leur vin hors de l’appellation VQA – ce qui leur a amené quelques petits soucis avec des fonctionnaires zélés – principalement pour avoir la latitude nécessaire pour faire leurs propres choix de culture.

Dans le verre, les amateurs de Bourgogne seront comblés car le vin est bâti sur les notes de petits fruits rouges acidulés, fraises, cerises et canneberges croquantes et acidulés, à la fois au nez et en bouche. Le nez est particulièrement envoûtant et ajoute une composante florale et légèrement épicée. Classe et finesse sont les mots que je retiendrais. Il faut aimer avoir une certaine dose d’acide dans son pinot, à mille lieux de ce qu’on peut retrouver plus au sud.

Pour s’en procurer, c’est au vignoble que ça se passe. Oui, c’est un des producteurs qui vend son vin au prix le plus élevé de la région (payé ~45$ en 2014), mais je n’aurais pas de problèmes à le placer auprès de ses confrères bourguignons du même prix, je suis certain qu’il s’en tirerait très bien.

Arrivages Cellier

Gunderloch Fritz’s Riesling 2014

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Gunderloch Fritz's Riesling 2015

Fritz Hasselbach du domaine Gunderloch a créé une deuxième marque annoncée comme 100% riesling 100% joy! Il est arrivé sur les tablettes de la SAQ via l’opération Top 100 du Wine Spectator puisqu’il s’y était classé en 54e position du palmarès de 2016. Je l’ai acheté à l’aveugle, puisque j’étais à la recherche d’un riesling d’entrée de gamme et celui-ci, disponible à la SAQ dans laquelle je me trouvais, semblait bien faire l’affaire.

Les raisins sont issus du vignoble de Roter Hang – qu’on peut traduire littéralement par colline rouge, de par la forte teneur en oxyde de fer du sol. La côte qui donne sur le Rhin, orientée sud, sud-est est semble-t’il assez reconnue pour la qualité du terroir. Ma connaissance des terroirs allemands étant extrêmement limitée, mais je semble lire que cette partie du vignoble au nord de la petite ville de Nierstein soit assez bien réputée.

Pour 16,95$, on ne demande pas la lune en terme de complexité. Le nez présente des notes d’ananas avec une pointe florale et légèrement réductive. Il s’agit d’un vin demi-sec, qui titre 34 g/L de sucre résiduel, comme on retrouve souvent en Allemagne. Ici par contre, pas d’indications sur l’étiquette qui auraient pu nous guider dans cette direction, il faut donc en tenir compte lorsqu’on l’ouvre à table. L’acidité importante permet de garder le tout en équilibre, même si la longueur en bouche n’est pas exceptionnelle.  Il rendra de bons services en accompagnement de cuisine asiatique épicée et retiendrai probablement ses services lors d’une prochaine visite dans un restaurant apportez-votre-vin asiatique, comme on retrouve tant à Québec.

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Mes résolutions vinicoles 2018

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Nouvelle année, c’est l’heure des bilans et des projections. À la même date l’an dernier, j’élaborais mes résolutions pour 2017. Typiquement, une résolution est vite oubliée (qui a perdu du poids ou fait plus d’exercice suite à une résolution l’an dernier…?), mais il est toujours bon d’y revenir pour voir si on a collé au plan de près ou non avant de se lancer pieds joints vers l’avant.

Retour sur 2017

En un mot… Pis?

  1. Rééquilibrer la cave: C’est mieux qu’au début 2017, les vins de garde sont toujours en place et j’ai fait un effort pour diversifier les styles de vin qu’on y retrouve. C’est un travail de longue haleine, par contre!
  2. Diminuer le prix moyen par bouteille: Légèrement au-dessus de 20$ pour les achats faits en 2017, je suis assez satisfait. Avec le programme Inspire de la SAQ, le prix des promotions n’est plus directement inclus dans le prix des bouteilles, ce qui fausse légèrement la comparaison… Ceci dit, le prix moyen d’achat a légèrement augmenté par rapport à l’an dernier, faudra corriger ça!
  3. Boire avec sa tête: Un beau critère subjectif, mais je pense avoir bien réussi dans l’ensemble, on dit merci à la grande diversité de produits de la SAQ et du canal d’importation privée.

En avant, vers 2018!

1- Ceci n’est pas une SAQ Express

La cave ne doit pas être considérée comme une SAQ Express, mais plutôt un espace pour faire vieillir des vins de choix. En ce sens, il me faudra probablement y créer une petite section de vins de consommation courante pour s’assurer de ne pas piger dans la réserve en moment inopportun. Je pourrai donc établir une démarcation plus nette entre ce que je destine à la garde de ce qui est fait pour être bu rapidement.

2- Explorer une région en profondeur

Projet d’écriture pour le blog, je souhaiterais plonger en profondeur dans une région spécifique, pour en étudier les nuances et les terroirs et en faire une série d’articles ici. La région choisie n’est pas encore arrêtée, mais puisque le plan est d’aller en vacances en famille cet été dans le sud de la France, il est fort probable que je choisisse le sud du Rhône, question de faire la différence entre Gigondas, Vacqueyras, Costières-de-Nîmes, Lirac et Rasteau. Amis des agences, vous avez des échantillons pour m’aider dans ce projet, faites-moi signe…! 🙂

3- Écrire avec plus de régularité

Après une année 2017 où j’ai passé de (trop) longues périodes sans alimenter ce blog, je souhaite revenir en 2017 à un rythme de publication plus régulier. Pas nécessairement écrire plus, mais écrire mieux et de manière plus constante. Que ce soit ici ou sur Le vin, les sols (ou ailleurs!), une période avec 6 articles en 4 mois comme à la fin de 2017 ce n’est pas bon ni pour le blog, ni pour moi!

4- Continuer de découvrir et partager

Cette dernière résolution, c’est de me sortir de mes pantoufles, d’éviter d’acheter le même vin, ou le même producteur, ou le même style encore et encore. Que ce soit d’explorer un peu plus les régions classiques que j’ai tendance à négliger un peu (l’inverse de la résolution #2 de Joe Raisin!) ou de choisir une région dont je n’ai jamais entendu parler, le palais et l’esprit doivent être grand ouverts pour continuer à apprendre dans le monde du vin. Et finalement, ne pas se limiter qu’au vin! Vermouths, sakés, bières, spiritueux: quand c’est délicieux, ça a sa place ici!

Cheers à 2018, je pense que ça va en être une bonne!

Calendrier de l'Avent

Calendrier de l’avent – Querciabella Chianti Classico 2007

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Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Pour cette dernière case de mon calendrier de l’avent 2017, je choisis un Chianti Classico partagé avec les amis de notre groupe de dégustation Les Vinsignifiants, qu’on avait mis sur pied pour faire un clin d’oeil à Kler-Yann qui a gagné le concours organisé par le Consorzio Chanti Classico. Appel à la blague M. L’Ambassadeur sur une base régulière dans le courant de la soirée, c’est un groupe d’amis qui a une vision commune du vin: plaisir, partage et convivialité.

Lors de cette soirée, on a pu goûter ces trois jolis vins qui avaient patiemment patienté dans la cave de leurs propriétaires. Trois vins bien différents, mais tous intéressants à leur manière. Le Renzo Marinai – autrefois disponible ne importation privée – montrait une concentration impressionnante qui l’aurait fait passer sans problèmes dans une vague de Brunello Riserva…! Le Monstanto Riserva, quant à lui, était du côté plutôt moderne du spectre, mais on aurait tous aimé le revoir dans une dizaine d’années.

Finalement, le Querciabella 2007 m’a semblé particulièrement complet et à son apogée, offrant un bel équilibre entre le côté un peu plus terreux et rustique de certains Chiantis. De plus, pour un peu moins d’une trentaine de dollars à l’époque – il est rendu à 33$ – il représente un formidable rapport qualité prix.

Une belle bouteille partagée avec des amis qu’on a toujours hâte de revoir, ça mérite de figurer dans la case du 24 décembre de ce calendrier de l’Avent. Joyeuses Fêtes à tous!

Calendrier de l'Avent

Calendrier de l’avent – Vignoble Camy Chardonnay Réserve 2016

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Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Cette bouteille, c’est un reflet que l’industrie vinicole québécoise est en pleine ébullition qui commence à prendre son essor en 2017.

Dans un premier temps, le vin en lui même est délicieux. Le boisé peut être légèrement trop en avant au goût de certains, mais il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un chardonnay de climat frais, qui ne renie en aucun moment ses origines. J’en rachèterai l’année prochaine, c’et certain!

Aussi, il symbolise pour moi cette année une conséquence directe de la possibilité de vendre les vins québécois en épicerie. Même si je reste dubitatif envers le potentiel des vins dans les épiceries, ce règlement a aussi perms à certains détaillants indépendants de se monter une jolie sélection de vins québécois. C’est le cas de la William J. Walter dans St-Roch, où on peut retrouver les produits du domaine du Nival (si on arrive dans le bon 24 heures…!), des Pervenches, de la ferme apicole Desrochers et où j’ai pris cette jolie bouteille de chardonnay.