Calendrier de l’avent – Lapierre Morgon 2012

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Avoir une verticale d’un vin, c’est savoir quand l’occasion est bonne pour en ouvrir une. L’occasion était bonne hier, pour souligner la seule fin de semaine tranquille qu’on a eu depuis bien longtemps (oui oui, on est parents avec des jeunes enfants, on souligne ce qu’on peut).

Au menu, poulet roti, légumes grillés et Morgon de Lapierre. J’ai choisi de déboucher un exemplaire du 2012, version nature obtenue en importation privée chez Rézin. Je n’ai pas osé ouvrir mon dernier 2009, le dernier millésime vinifié par Marcel Lapierre, décédé à la fin des vendanges en 2010. Le repas était en toute simplicité, laissant toute la place au vin, qui n’en demandait pas moins. Encore sur le fruit, mais avec les tanins légèrement arrondis et une complexité supplémentaire apportée par les quelques années de cave – une grande réussite.

Conclusion, ces vins tiendront la route encore un bon bout de temps, il n’y a pas de presse à ouvrir les vôtres, si vous en avez. Sinon, tentez l’expérience et mettez la main sur quelques exemplaires et cachez-les pendant quelques années. Elle vous le rendront bien.

Calendrier de l’avent – Domaine Le Pive Gris Vie de Bohème 2016

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Ce vin, c’est d’abord une rencontre. Tous ceux qui ont croisé le chemin de Brigitte Jeanjean, que ce soit au salon des vins de Québec ou au Festival des vins de Saguenay, tombent sous le charme. Charme de l’accent du sud, de la facilité à quel point elle entre en contact avec les gens, de ses vins qui font une grosse partie du travail.

J’aurai croisé Brigitte trois fois cette année, et j’ai longtemps hésité à savoir quel vin j’allais inclure dans mon calendrier de l’Avent. Ça aurait pu être AnarSchiste, un St-Chinian plein de vie du Domaine de Landeyran ou le Devois des Agneaux, un modèle de régularité et de bon rapport qualité-prix dans le Languedoc.

J’ai finalement opté pour le Vie de Bohème, un rosé issu du même domaine qu’un des meilleurs vendeurs à la SAQ depuis quelques années, le Domaine le Pive.

Le vignoble planté dans les sables de la Camargue, à un jet de pierre de la Méditerranée. Les vignes sont plantées dans le sable et ont les pieds dans l’eau salée, au point d’avoir à replanter le vignoble complet sur une fréquence d’une vingtaine d’années, le sel marin ayant pour effet d’accroître la mortalité dans les vignes. Cette proximité avec la mer se goûter aussi dans le verre, avec une finale qui, à défaut d’être salée, rappelle clairement la mer.

C’est le genre de rosé à bénéficier d’un peu de cave et qui est à son meilleur à table plutôt qu’en apéro. Il en reste un peu dans le réseau, c’est le moment de mettre la patte dessus en prévision d’une belle soirée d’été (oui, elles reviendront plus tôt que tard!)

Calendrier de l’avent – Cryomalus 2010

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Parfois, l’entrepôt de la SAQ renferme des petits trésors. C’est le cas de ce Cryomalus 2010, à mon sens un des meilleurs cidres de glace produits au Québec, que je ne pensais pas avoir la chance de recroiser dans mon verre.

L’aventure de Cryomalus aura été d’assez courte durée, quelques années tout au plus -Patricio Brongo officie maintenant au domaine Moraza, en pleine Rioja et a cofondé l’agence d’importation Boires en 2013. Mais pendant ces quelques années, ils se sont maintenus au somment qualitatif des producteurs de cidre de glace. Leur cidre 2010 est, toutes proportions gardées, du côté le plus sec du spectre des cidres de glace ce qui lui permettra de trouver sa place avec un plateau de fromages.

On dit souvent que le cidre de glace a tout pour vieillir, mais on a rarement la patience pour le garder. Au moment d’écrire ces lignes, il en restait encore 6 exemplaires sur SAQ.com, une occasion qui ne repassera probablement pas de mettre la main sur un grand cidre de glace, avec déjà quelques années derrière la cravate.

Calendrier de l’avent – Old Westminster Grüner Veltliner Pétillant Naturel 2016

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Au mois de juin dernier, Tastecamp se déplaçait dans le comté de Frederick au Maryland pour 3 jours de découvertes des vins, spiritueux, bières produit dans la région. Alors que j’en ai parlé principalement sur les réseaux sociaux, je suis revenu de là significativement moins enchanté que lors de mes visites dans les autres régions couvertes par Tastecamp.

Le Maryland vit un peu dans l’ombre de la Virginie voisine, où on compte 5 à 7 fois plus de vignobles et cherche toujours à se trouver une identité propre à elle. Oui, les assemblages bordelais qu’on y produit sont de bonne qualité, mais ils ne m’ont pas particulièrement marqué. De plus, la présence toute proche de Washington crée une forte demande pour les vins locaux, poussant ainsi les prix à la hausse.

Exception à cette généralisation un peu rapide: le Pétillant Naturel Grüner Veltliner de Old Westminster Winery. Plein de vie, rafraîchissant et aromatique à souhait, il a parfaitement bien lancé la fin de semaine. Et au final, c’est le vin qui m’a le plus marqué lors du weekend. Je ne regrette que son prix de 40$ (US) et sa faible disponibilité (les 100 caisses sont vendues au vignoble ou en ligne).

Drew Baker et son équipe nous ont accueillis dans leur futur vignoble  de Burnt Hill, dont la plantation n’a pas débuté encore, pour discuter de tout le travail préliminaire nécessaire lors de l’implantation d’un vignoble, de l’étude des sols et des microclimats pour trouver quel emplacement sera le mieux adapté à quel cépage. De belles rencontres avec des vignerons passionnés, c’est ce qui rend Tastecamp si intéressant.

Calendrier de l’avent – Pit Caribou Flore du Québec

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Au cours de l’année 2017, j’ai découvert un peu plus le monde des bières, il est donc dans l’ordre des choses d’en inclure au moins une dans mon calendrier de l’Avent. Ça aurait pu être une de chez Auval, que j’ai eu la chance de déguster à quelques reprises au courant de l’année (Merci Patrick, Patrick et Rémy!), mais mon choix se tourne plutôt vers La Flore du Québec de Pit Caribou.

Dans le monde du vin, l’utilisation de levures indigènes est un sujet de discussion de choix alors que dans le monde de la bière, on va plus souvent entendre parler du type de levure choisi par le brasseur pour obtenir tel ou tel résultat. Avant cette année, il était même illégal de produire de la bière en fermentation spontanée et c’est la brasserie Pit Caribou qui est derrière ce changement de réglementation.

Flore du Québec - Pit Caribou
Flore du Québec – Pit Caribou

Ici, la levure utilisée est plutôt issue d’un travail de sélection fait en collaboration avec le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski. Environ 80 échantillons ont été cueillis un peu partout dans la péninsule gaspésienne et caractérisés en laboratoire, en regardant leur potentiel pour l’utilisation dans le domaine brassicole. Au final, celle qui semblait la plus prometteuse – et qui a été utilisée dans la Flore du Québec – a été cueillie sur une branche de cerisier à une dizaine de kilomètres de la brasserie.

C’est une bière de type Saison, où l’acidité est bien présente et où dominent des notes florales et d’agrumes. En bouche, c’est bien sec et rafraîchissant, avec une amertume bien balancée. Bue au mois de décembre, on l’apprécie pour sa complexité, mais je suis certain que bue au milieu de l’été, c’est le côté rafraîchissant qui domine. Je lève mon verre à une brasserie qui ne cesse d’innover et de pousser le concept de produit local toujours un peu plus loin. Bravo Pit Caribou.