Partager des souvenirs

Il n’y a rien comme partager une bonne bouteille entre amis. De plus, lorsque la dite bouteille possède une histoire hors du commun, c’est d’autant plus plaisant. Prenez quelques minutes pour lire l’histoire surprenante de mes deux bouteilles de Crozes-Hermitage 2001 de Paul Jaboulet Aîné.

En voyage au Melia Caribe Tropical à Punta Cana, la dernière chose qu’on pense ramener comme souvenir est une bouteille de vin… Le vin qui était servi lors des repas était scandaleusement mauvais et on s’était résigné à boire de la bière « El Presidente » pendant la durée de notre séjour. Toutefois, le personnel de Vacances Transat nous mentionne que, dans le centre d’achats voisin du complexe, il y avait une boutique de vin et que le Melia ne chargeait pas de droit de bouchon dans ses restaurants.

Melia Caribe Tropical

Direction La Enoteca, donc, sans grand espoir. Rendu sur place toutefois, la surprise a été plutôt agréable. La sélection était surtout composée de vins chiliens, argentins et espagnols et les prix, légèrement plus élevés que ceux pratiqués à la SAQ. Toutefois, certains vins étaient soldés à 30% et 50%, ce qui a permis d’avoir des jolies fioles (un Rioja 2004 de Finca Allende pour une vingtaine de dollars et un pinot noir Greenpoint 2006 pour  moins de 20$).

Jaboulet Crozes Hermitage 2001

Jaboulet Crozes Hermitage 2001

Derrière la caisse, un panneau indiquant « Ask about our wine club. 30% on Grand Cru Classé wines. 50% on Paul Jaboulet wines. » Ayant remarqué une jolie sélection de Jaboulet avec un peu d’âge (La Chapelle rouge! La Chapelle blanc! Cornas!), je suis curieux mais on me pointe sans trop de cérémonie que je dois être membre du club. Un Crozes-Hermitage 2001 m’était toutefois tombé dans l’oeil, mais je voulais faire quelques recherches pour voir si le prix, environ 40$, avait du sens.

Après m’être convaincu que le prix était correct, je retourne en chercher une bouteille et, en arrivant à la caisse, une sympathique caissière me mentionne: « Do you know that this one is at 50%? » Pas de mention du wine club alors je lui réponds « At this price, I’ll take two! », malgré un peu d’appréhension au niveau des conditions de conservation…

Au retour, profitant d’un souper entre amis, je relève une bouteille, question de décanter l’important dépôt présent dans la bouteille. À l’ouverture, on pousse un soupir de soulagement: le vin ne semble pas avoir souffert du transfert dans le port de Santo Domingo… Le nez est clairement évolué, sur les feuilles mortes, les fruits séchés sans toutefois perdre le côté épicé qu’on aime tant dans la syrah. En bouche, la surprise se poursuit, en fraîcheur et en équilibre, avec des tanins bien fondus, comme seul 13 ans de vieillissement peuvent le faire. La finale est un peu courte? Pas grave, ça ne fait que rappeler d’ouvrir la prochaine assez rapidement…! 

Quatre vins à surveiller cette semaine

Les vins les plus intéressants sont souvent disponibles en quantités limitées sur les tablettes de la SAQ. Afin d’en mettre quelques bouteilles de côté avant l’épuisement des stocks, voici quelques suggestions parmi les arrivages de cette semaine. Surveillez SAQ.com, puisqu’il est possible que ces vins n’arrivent pas nécessairement partout dans le réseau provincial en même temps.

Domaine Leroy – Bourgogne Fleurs de Vignes - 12209645 – 45,00$

Parmi les grands noms de la Bourgogne, la domaine Leroy occupe une place de choix, les commentaires dithyrambiques des grands critiques mondiaux en font foi. Pour la première fois, on pourra retrouver des fioles de ce domaine mythique sur les tablettes de la SAQ. Le Bourgogne blanc « Fleurs de Vignes » n’est pas donné pour 45$, mais ceux qui veulent goûter à ce qui se fait de

R. Lopez de Heredia – Vina Gravonia Rioja Crianza 2004 – 28.25$

Parlant de domaines mythiques, en voici un de la Rioja. Les vins y sont produits dans la plus pure tradition en vigueur au domaine depuis 1877. Composé entièrement de viura, vieilli 4 ans en barriques (très très usagées) puis ensuite en bouteilles, le Vina Gravonia 2004 d’un vin d’exception, qui arrive sur nos tablettes avec une belle évolution, mais qui pourra se conserver sans problèmes pour les 10 prochaines années. J’ai eu la chance de goûter à un rosé 1991 de la même maison l’année dernière et il m’avait complètement renversé et le 2002 avait marqué un grand coup en 2012 chez les membres de Fouduvin.ca.

Du Bordeaux…

Les amateurs de Bordeaux seront comblés cette semaine, alors que les vins provenant du millésime 2010 continuent à faire leur apparition. Cette semaine, Château Dassault St-Émilion (11519326 - 52$), Château Durfort-Vivens Margaux (11520722 – 76$) et Château La Couspaude St-Émilion (11572338 – 85$) seront disponibles, si vous êtes prêts à payer ce prix pour 750 ml de jus de raisin fermenté. Dans le registre un peu plus abordable, il est possible de se procurer une fiole du Château Les Ormes-Sorbet 2009 (dans l’arrivage Cellier du 17 avril) ou du Château Beau Site 2005, un joli St-Estèphe du solide millésime 2005.

Domaine Bruno Clair - Marsannay Pinot noir rosé 2012 – 25.80$

Signe que le printemps est arrivé (ou plus trop loin), la SAQ recommence à vendre du rosé. Dans la catégorie « rosé sérieux », le Marsannay Rosé de Bruno Clair fait très belle figure. Alors qu’il sera très bon par lui-même à l’apéro, il ne faut pas négliger de l’amener à table avec un filet de porc aux herbes ou le premier filet de thon juste saisi sur le BBQ! Ce vin fait partie de l’arrivage Cellier du 17 avril.

Toutes les critiques ne sont pas constructives

Mercredi matin, je tombe sur ce commentaire de la part de Marc-André Gagnon, sur son site Vin Québec. Ma réaction fut d’interpeller le critique.

S’en suit une discussion avec le principal intéressé, mais aussi David Pelletier et Marc Chapleau, sur le rôle d’un critque de vins lorsqu’il déguste un vin qu’il juge inadéquat. Ce matin, Marc-André Gagnon publie sur son site un article intitulé Toutes les critiques sont positives qui aborde le même sujet, dont on retrouve un bref extrait ci-dessous. Bon, vous avez tout lu? Vous vous êtes fait une tête?

La critique s’adresse aux consommateurs. Si l’on dit qu’un produit, un vin, un film, un restaurant est mauvais, c’est positif. Positif pour le consommateur qui est ainsi mieux informé et peut économiser de l’argent et s’épargner une déception.

Ça peut sembler négatif pour le producteur. Cependant, le critique ne travaille pas pour le producteur, mais bien pour le consommateur. En fait, c’est positif aussi pour le producteur, car cela l’aide à améliorer son produit. Ça devient ainsi une critique constructive.

Je suis tout à fait d’accord qu’une critique se doit d’être constructive et ce n’est pas le rôle du critique de ne publier que des avis positifs. On se doit d’être éclairé, lucide et honnête envers le lecteur. Un commentaire, qu’il soit positif ou négatif, se doit d’être juste et de refléter la réalité qui est constatée par le critique.

Là où mon opinion diffère, c’est que pour qu’une critique soit constructive, elle doit expliquer ses fondements. Sinon, on sombre dans le commentaire gratuit et le côté constructif est évacué. Il ne s’agit pas d’être négatif pour être constructif ou pertinent.

La présence de défauts dans certaines bouteilles est un autre débat. Doit-on en tenir compte? Certainement. Doit-on faire un commentaire simplement sur la base d’une bouteille défectueuse? Je ne pense pas. C’est une réalité du monde du vin qui mérite d’être mentionnée et qui prend son importance dans le cas de récurrence (on pense ici à entre autres à Moulin Touchais, dont les bouchons ont mauvaise presse…)

Les taux de bouteilles bouchonnés généralement admis tournent autour de 2% et l’industrie du vin s’attaque résolument à ce problème, qui n’est pas simple. Pour faire une analogie un peu boiteuse, doit-on faire une mauvaise critique d’un roman dont l’exemplaire qu’on a en main a eu des bavures lors de l’impression…?

La ligne est aussi fine entre la critique positive et la complaisance qu’entre la critique négative et le bitchage. Il est du devoir de l’écrivain de montrer au lecteur qu’il sait faire la différence.

Adresses gourmandes à Rome

Ah, l’Italie! Avec ses pâtes, son café, son bon vin et la gelato, c’est difficile de trouver une meilleure destination pour les gourmands. Rome, avec son statut de capitale (et de centre du monde civilisé), offre à elle seule des possibilités infinies pour qui sait bien chercher. En plus d’être débordante d’histoire, on y mange bien sans y dépenser une fortune, pour une ville de cette importance.

Voici donc, en vrac, quelques adresses glanées lors de mes trois passages dans la Ville Éternelle. Je n’ai pas la prétention d’affirmer des meilleures adresses de cette grande ville, mais ce sont tous des coups de coeur qui méritent définitivement une visite, qu’on en soit à sa première ou à sa vingtième visite de Rome! Read More →

Du Champagne moins cher!

Dans un communiqué récent à l’intention des agences d’importation et des fournisseurs, la SAQ mentionne qu’elle révisera son taux de majoration sur les Champagnes à partir du 2 avril prochain.

Afin de mieux équilibrer et harmoniser ses gammes de prix dans son offre de bulles, la SAQ a révisé à la baisse sa majoration sur les champagnes.

Alors que dans la catégorie des vins, le consommateur peut trouver des produits dans toutes les gammes de prix, des écarts importants de prix subsistaient entre les mousseux et les champagnes.

De plus, pour la période des Fêtes, la SAQ introduira 5 nouveaux champagnes dont le prix de détail se situera sous la barre des 40$. Dans cette catégorie, le produit le moins cher est actuellement le Chanoine Frères Grande Réserve Brut, qui se détaille à 43.75$. Malgré l’introduction de quelques produits en entrée de gamme, un écart de prix important subsistait entre ces champagnes et des mousseux souvent comparables.

Montagne de Reims - moulin de Verzenay (Source: Flickr.com)

Montagne de Reims – moulin de Verzenay (Source: Flickr.com)

Cette introduction est la bienvenue, puisque la différence de prix pour ces produits entre ce que nous offre la SAQ et ce qu’on peut trouver ailleurs sur la planète, entre autres aux États-Unis, est particulièrement grande. C’est un obstacle qui diminue pour découvrir le travail des petits producteurs de la région, auxquels la SAQ semble apporter un peu plus d’attention récemment.