Le Festival des Lanternes

Aujourd’hui, c’est le Festival des Lanternes, l’activité qui ferme les festivités du Nouvel An chinois. À la première pleine lune de la nouvelle année, les Chinois se rassemblent à l’extérieur, illuminent des lanternes et allument des feux d’artifice (j’entends d’ailleurs continuellement des pétards de ma chambre d’hôtel, sans les voir par contre…). La tradition remonte à Qin Shihuang (259-210 BC), le premier empereur à faire l’unification de la Chine et est tenue à la première pleine lune de l’année depuis ce temps. Il est aussi de coutume d’écrire des devinettes sur les lanternes, mais je suis pas mal certain que je ne serai pas capable d’en résoudre aucune!

Afin de démarrer cette journée spéciale, tout le monde mange des yuanxiao, des dumplings fait de farine de riz gluant, fourrés avec une pâte sucrée de graines de sésame, le tout servi dans un bouillon légèrement sucré. La texture est effectivement un peu gluante et pâteuse, probablement en partie parce que ceux que j’ai mangé ont malheureusement reposé un peu trop longtemps. Peu importe, c’est bien de pouvoir prendre part à cette tradition typiquement chinoise.

Yuanxiao, chez Creaform Shanghai
Yuanxiao, chez Creaform Shanghai

Ce soir, les Jardins Yuyuan, au centre de la vieille ville de Shanghai, deviennent le centre d’attraction. Les Shanghaiens en profitent pour sortir en famille et montrer les lanternes aux enfants.

On sort les enfants!
On sort les enfants!

Mais quand les Shanghaiens décident de sortir, même s’ils ne sortent pas tous au même endroit, ça fait pas mal de monde! Les ruelles du Jardin Yuyuan sont souvent très étroites, ce qui laisse peu de place libre… D’ailleurs, les guides de voyages suggèrent habituellement de tenter d’éviter la fin de semaine ou les journées spéciales pour les visiter et même de privilégier tôt le matin pour espérer avoir un peu de tranquilité. Ce n’était visiblement pas le cas aujourd’hui…!

Agoraphobes, s'abstenir.
Agoraphobes, s'abstenir.

Finalement, pour souper, arrêt dans un petit stand à l’intérieur même des Jardins Yuyuan. Je reviendrai sur la gastronomie un peu plus tard…!

Quelques xiaolongbao pour souper
Quelques xiaolongbao pour souper

Pudong, vu du Bund

Pudong, vu du Bund
Pudong, vu du Bund

Ce soir, première soirée au centre-ville et promenade sur le Bund. Comme je suis rentré un peu plus tard, une petite photo rapide de ma soirée avant d’aller au lit!

Un peu de neige pour la St-Valentin…

Un peu de neige...
Un peu de neige...

J’ai pu me remettre de mon long vol par une bonne nuit de sommeil, mais le décalage horaire n’est pas encore tout disparu. Première journée de travail au bureau, alors pas vraiment de temps pour visiter. Sinon, mon hôtel est dans la banlieue assez éloignée de Pudong, où il ne se passe pas vraiment grand-chose… Demain, on se rapproche du centre-ville en changeant d’hôtel et je devrais aller faire un tour au centre-ville en soirée…! Quelques photos en revenant, mais en attendant, dodo!

Pudong
Pudong

Embarquement immédiat… pour Shanghai!

Shanghai
Shanghai

Pour le prochain mois, les articles seront probablement publiés dans le milieu de la nuit, à partir de très loin dans les tubes de l’Internet. En effet, je suis en route pour Shanghai, dans le cadre de mon travail. Ensuite, deux semanies de vacances en Indochine avant de revenir au Québec.

D’ici là, le blogue va prendre un aspect de carnet de voyage, bien que l’empire du Milieu ne soit pas nécessairement reconnu comme étant un “Pays du Vin”. Toutefois, je me promets d’essayer de trouver, et déguster pour vous, du vin authentiquement chinois…

Entretemps, au Salon Feuille d’Érable de l’aéroport Pearson de Toronto (merci Patrice!!), on peut siroter un petit Cabernet Sauvignon – Cabernet Franc 2008 de Jackson Triggs. Il est bien de noter que 3 des 4 vins proposés sont canadiens, ce qui est une belle touche pour les passagers en transit. Pour ce qui est du vin en tant que tel, il possède un petit côté vert que je ne déteste pas du tout…

Allez, on embarque pour 16 heures de vol vers l’autre bout du monde, on se revoit de là!

L’ami Marcel

Marcel Lapierre
Marcel Lapierre
Lorsqu’on tape “Marcel Lapierre” dans Google, le résultat pourrait déprimer le plus optimiste. Outre le site officiel du vignoble, les 5 autres liens sont principalement composés d’articles écrits suite au décès du vigneron en octobre dernier. Google Images est pas mal mieux, avec des imges de bon vivant, de vin et de belles vignes.

C’est toutefois dans la bouteille qu’on a l’impression de rencontrer Marcel Lapierre pour vrai. N’ayant malheuresement pas eu la chance de rencontrer ce vigneron, je ne peux que me fier sur les commentaires lus sur internet. On semble toutefois y trouver toute la joie de vive propre au personnage. C’est ce qui ressort de l’expérience de ce vin: généreux, honnête et fier de son terroir. Dans la bouteille, on a affaire à un grand vin de soif, qu’on essaie de ne pas boire trop vite car on sait qu’il va continuer à se découvrir avec le temps.

Pour ceux qui ne connaissent pas Marcel Lapierre, il s’agit d’une figure de proue du mouvement du vin nature, composé de jus de raisin sans plus (sans addition de soufre, traitement biologique dans le champ, levures indigènes lors des vinifications, etc.). Pour connaître le personnage, difficile de faire mieux que l’article d’Eric Asimov dans le New York Times ou cette sympathique interview avec Mathieu Lapierre, qui dirige maintenant le domaine, faite par réZin, l’agence qui importe ce vin au Québec.

Le premier arrivage du Morgon 2009 à la SAQ, quelques jours après la disparition de M. Lapierre dans le cadre d’une opération Cellier, s’est écoulé en moins d’une journée. Ceux qui n’ont pas eu la chance de mettre la main sur ce vin d’exception auront une deuxième chance la semaine prochaine alors que 250 caisses seront mises en vente à la grandeur de la province. Gageons que ces bouteilles disparaîtront aussi très rapidement, mais peu importe le prix, il s’agit d’une chance unique de goûter à un top Beaujolais…. Vous pouvez m’en laisser d’autres bouteilles?