CellierVendredis du Vin

VDV 25: Wine Sound System

Lors de la dernière édition des vendredis du vin, animés par François Chartier, les participants se sont plongés dans l’univers de la sommellerie moléculaire.

Pour cette nouvelle édition, je propose un nouveau type d’accord, un peu plus inusité. Inspiré d’un livre que je me suis ramené d’Italie lors de mon dernier voyage*, le thème se veut léger, à l’instar de l’été qui semble enfin arriver au Québec.

Wine Sound System
Wine Sound System

Pour cette nouvelle étape, vous devrez agencer un vin (ou des vins!!) avec une chanson. Laissez-vous guider par vos émotions, par la situation et par la musique et racontez nous pourquoi le vin que vous dégustez convient parfaitement avec Radiohead, Rilo Kiley, Edith Piaf ou cet obscure DJ allemand que personne ne connaît.

Afin de participer à ce Vendredi du vin, vous devez déguster un vin, écouter de la musique et poster le tout sur votre blog d’ici vendredi le 28 août. Lorsque le tout sera complété, laissez un commentaire ici-même, ou sur le site des Vendredis du Vin. Si vous n’avez pas de blog, vous êtes tout de même le bienvenus, soit par un commentaire ici ou sur le site des VDV.

* Le livre en question est « Wine Sound System », de Donpasta. Il n’est pas encore traduit, ni son premier livre, Food Sound System, dont je vous laisse trouver le thème… La lecture avance bien, le nez régulièrement dans le dictionnaire…

Une réflexion au sujet de « VDV 25: Wine Sound System »

  1. Je me prête au jeu pour une première fois sur ce thème inusité avec lequel je n’ai aucune expérience, n’y ayant jamais vraiment pensé auparavant. Par chance, j’ai reçu aujourd’hui même (le 21 juillet) le nouvel EP de Destroyer, projet solo de Dan Bejar (New Pornographers, Swan Lake), qu’on peut écouter en ligne: http://is.gd/2sBFa.

    Intitulé Bay of Pigs, il consiste en une seule piste de 14min. (je laisse le b-side de côté pour l’instant, j’ai mentionné que c’est sur vinyl?) que j’ai écouté avant de faire ma sélection vinicole. L’ouverture me fait pensé aux paysages sonores de Brian Eno, les premiers couplet me semblant particulièrement approprié (Listen, I’ve been drinking/As our house lies in ruin/I don’t know what I’m doing…). Le tout oscille entre l’électro ambiant, l’électro pop des Pet Shop Boys et une pop bonbon/sombre le tout avec des paroles aériennes. Bref, léger mais complexe et structuré (pour prendre un vocabulaire de dégustateur!).

    Pour faire ma sélection vinicole, donc, j’ai décidé d’opposé les contraire: j’ai sorti du garde-robe deux gamay: Un Teppes Marius Mâcon 2005 de la maison Collin-Bourrisset et un Morgon 2006 de la Maison Coquard. Pourquoi ces deux choix ? Je me suis dit qu’un vin relativement simple permettrait une meilleure écoute tout en s’exprimant pleinement. Et tant qu’à y être j’y rajoute une comparaison. Méthodologie scientifique (!): deux écoutes par verre, un verre de chaque, environ une demi-heure d’aération en carafe pour chaque bouteille.

    J’ai donc commencé par le Mâcon, que j’ai déjà goûté auparavant avec des résultats mixtes (excellente 1re bouteille, la 2e m’a déçu). Cette fois-ci je retrouve tous les éléments que j’avais aimé de ce vin. Le nez de cerise et de kirsch vont parfaitement avec les éléments de pop-bonbon de la piste. En bouche, la légèreté ne distrait pas de l’écoute (comme prévu), avec une attaque de cerise suivi par le kirsch et un certain sucré. L’acide laisse une finale persistante sur des notes de fruits rouges. Un beau petit vin qui me fait sourire au même titre que les arpèges électroniques de Bay of Pigs. Un bon agencement.

    Le Morgon qui a suivi est une bête tout à fait différente. Là où le Mâcon était presque artificiel au nez, le Morgon tombe dans le réalisme total, jus de cerises sur une banane (!) presque bonbon, mais pas tout à fait. La bouche aussi, commence avec la légèreté de la cerise rouge, trasitionne vers une touche de banane et de kirsch, puis l’acidité est balancée par une certaine astringence. La finale relativement persistante est certainement moins délicieuse mais reste sérieuse avec des notes surprenant de poivre (pour un gamay quand même!). Un peu plus distrayant, la finale relève davantage l’amertume des paroles de Bejar.

    Au final, ce fut une expérience intéressante. Individuellement, je donnerais des notes de 90 au Mâcon et de 92 au Morgon. Toutefois, à l’agencement, je donnerais avantage au Mâcon, il permet une meilleure expression de la musique tout en s’exprimant plainement. Le Morgon est trop distrayant et j’oublie presque l’écoute de la musique. Merci Julien, pour cette oppotunité de dégustation bien intéressante!

Vous avez quelque chose à ajouter?