Cellier

Mes résolutions vinicoles 2017

Je ne suis généralement pas du type à prendre des résolutions, encore moins à les tenir. Toutefois, j’ai toutefois quelques principes que je tenterai de mon mieux d’appliquer au courant de l’année. Le fait de les écrire publiquement va certainement forcer à y porter une attention particulière…! J’ai pu regrouper sous trois grands axes faciles à garder en tête.

 

Rééquilibrer la cave

Depuis 2013, avec deux grossesses de ma conjointes suivies de périodes d’austérité financière (relative) due au RQAP, la cave s’est retrouvée légèrement débalancée… Il nous est arrivé à quelques reprises d’ouvrir quelques bouteilles qui auraient dû patienter pas mal plus longtemps. Ainsi, je devrai m’assurer d’avoir en tout temps une petite réserve de « vins de semaine », qui serviront à étancher la soif sans aller piger dans ce que je souhaite garder pour plus tard.

Rééquilibrage en terme de prix, mais aussi en terme de style. La cave, présentement bien représentée au dans les vins piémontais et en vins grecs, gagnerait en pertinence à se diversifier un peu. La conséquence principale sera de faciliter les accords mets-vins et surtout éviter de se retrouver dans une situation où les vins en cave se prêtent mal à ce qui se passe en cuisine. Ça implique de revisiter le Portugal, le sud de la France, l’Italie du Sud, le Chili et, aussi, tout ce qui se fait tout près de chez nous, au Québec ou chez nos voisins ontariens.

Diminuer le prix moyen par bouteille

Conséquence directe de la première résolution, je veux légèrement diminuer le prix moyen de la bouteille en cave. Bien que je ne m’étais pas lancé dans les folies de la Bourgogne et des grands crus inabordables, il n’en demeure pas moins qu’il est facile de s’emporter… Cette diminution veut aussi dire de rester à l’affût des rapports qualité-prix, des régions émergentes et aussi, redécouvrir quelques vins classiques que j’ai tranquillement délaissé au fil du temps.

Il y aura aussi certainement quelques bouteilles qui seront mises de côté pour l’année de naissance des enfants (2013 et 2015) et quelques unes qui viendront allonger les quelques verticales en cave (Barbaresco de Produttori, Morgon de Lapierre et Riesling du Vignoble de Sainte-Pétronille). Avec ces dépenses déjà prévues, il faudra être d’autant plus vigilant, profiter des promotions à la SAQ et acheter de manière intelligente.

Boire avec sa tête

Ou comme dirait Nadia Fournier: Boire moins niaiseux. Acheter un vin signifie d’encourager le producteur, avaliser ses méthodes et mentionner à la SAQ que ce genre de vin est en demande ici. C’est plus compliqué que de simplement prendre la bouteille en solde lors de la visite à la SAQ, puisque ça implique de tenter de se renseigner sur les méthodes du domaine et tenter de voir l’humain derrière l’étiquette.

Je chercherai donc à privilégier les vins en agriculture biologique (certifié ou non!), aux pratiques agriculturales respectueuses et qui produit un vin à hauteur d’homme. Le vin produit en série par des grandes corporations anonymes, qui finit par être identique d’une compagnie à l’autre, ne m’intéresse pas. Le défi sera d’éviter le greenwashing et les grandes marques qui veulent se donner des airs de petits producteurs.

Combiner ces trois grands axes est-il mission impossible, pensée magique? La question se pose et demandera certainement des efforts particuliers. Rendez-vous en fin d’année 2017 pour voir si j’ai réussi à relever ce défi! D’ici-là, si vous me croisez, n’hésitez pas à m’en reparler et me ramener à l’ordre si je dévie trop du plan de match!

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