Calendrier de l’avent – Château Le Puy 2012

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année.

Je ne bois pas beaucoup de Bordeaux. Je ne saurais dire vraiment pourquoi, mais ses vins ne m’attirent pas particulièrement. Ceci dit, le Château Le Puy fait régulièrement une apparition dans ma cave.

Il réussit à cocher pas mal de cases dans la checklist de la bonne conscience. Propriété familiale depuis 1610, vignoble conduit en biodynamie, vin non filtré, sulfité qu’au minimum à la mise en bouteille et transparent au point de rendre disponible sur leur site web leurs analyses de laboratoire.

Château Le Puy (Photo: SAQ.com)
Château Le Puy (Photo: SAQ.com)

Dans le verre, c’est vibrant et sérieux et approchable en jeunesse mais aussi qui montre pas mal de potentiel de garde. Un Bordeaux comme il se doit, pour bien résumer. Avec un orgetto au canard confit avec un petit peu de foie gras poêlé, on ne peut pas dire que la soirée était triste. Mon go-to-Bordeaux, au prix encore somme toute raisonnable pour la qualité du vin.

Calendrier de l’avent – Champagne Lanson Rosé

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année. 

J’ai croisé le chemin du champagne Lanson rosé à deux reprises pendant l’année, avec autant de satisfaction à chaque fois.

Dans un premier temps, lors d’un 5@7 organisé par leur importateur, Mark Anthony, on a pu découvrir leur gamme complète et en apprendre plus sur ce domaine historique, fondé un peu avant la Révolution Française… Un des caractères distinctifs du style de la maison est qu’aucun des vins ne fait la fermentation malolactique, afin de leur assurer une vivacité et une attaque franche. Avec la pieuvre (qui suivait le plateau d’huîtres ci-dessous, je sais, la vie est difficile), l’accord était particulièrement bon.

Puis, j’ai participé avec Karyne Duplessis-Piché de La Presse, à un banc d’essai de mousseux, par un pluvieux dimanche après-midi d’octobre. Dans la vague des champagnes rosés, je lui ai mis le Lanson au tout début, en pensant que sa présence en bouche ouvrirait bien la vague. Commentaire à chaud: “Oh boy! Ça commence fort!”.

Oui, il s’agit d’un champagne à 65$, ce qui en soi n’est pas donné, mais il a été parmi mon top 3 de la vague, avec le Fleury Rosé de Saignée et le Crémant de Bordeaux Jaillance. Ceci dit, si vous êtes à la recherche d’un champagne qui allie à la fois le profil aromatique d’un rosé avec un petit kick en extra en bouche, le Lanson sera définitivement un bon choix.

Calendrier de l’avent – Clos des vignes du Maynes Cuvée 910 2013

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année. 

Cette bouteille est m’est chère pour deux raisons. Premièrement, elle fut achetée lors d’une magnifique fin de semaine à New York avec un couple de bons amis, chez Chamber St. Wines, qui vaut à lui seul le déplacement vers Manhattan si vous trippez le moindrement sur le vin. Servi par un conseiller hors-pair, qui a pris le temps de jaser, de connaître mes goûts, mon budget et mes besoins, il a fini par me recommander cette cuvée bourguignonne élaborée de manière unique.

En effet, Julien Guillot cultive et vinifie le Clos des vignes du Maynes, planté en vignes autour des années 900 et vinifiées pour la première fois par l’abbaye de Cluny en 910. Il s’agit d’un assemblage en coplantation (un field blend, en bon français) de pinot noir, gamay et chardonnay. Propriété de la famille depuis 1954, le Clos a toujours été cultivé en agriculture biologique (ou biodynamique, maintenant) et n’a jamais vu de pesticides ou d’herbicides. Vinifié essentiellement comme à l’époque, foulé aux pieds, embouteillé au printemps suivant, sans aucune addition de sulfites.

Servi à l’aveugle lors d’une dégustation des Vinsignifiants, il a ouvert la soirée d’une magistrale façon. Sa couleur pâle en a mystifiée plus d’un, mais le nez nous a tous charmé, vibrant de petits fruits et tellement complexe. En bouche, c’était à la fois vivant et délicat. Un grand vin que je suis heureux d’avoir partagé avec des amis qui me sont chers.

Il est disponible au Québec en importation privée via Ward et Associés pour un peu plus d’une cinquantaine de dollars, payé environ 30$ à New York à l’époque où le taux de change nous était plus favorable…

Calendrier de l’avent – Priorat Natur Vermut

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année. 

Quelques jours au Priorat au mois de mai dernier m’ont permis de découvrir la culture vinicole de cette petite appellation au coeur de la Catalogne, principalement connue pour ses rouges puissants à base de granache et carignan.

De tout ce que j’ai bu dans le courant de la semaine, c’est un vermouth que j’ai choisi de ramener. Celui de Priorat Natur, un petit magasin de produits bio de Falset, à deux pas de l’hôtel d’où on restait, s’est imposé naturellement.

On retrouve dans le vermouth une représentation fidèle du terroir de la région. Il est fait avec les cépages typiques de la région (grenache blanc, pedro ximinez et maccabeu), macéré pendant une année avec les herbes locales, selon une recette ancestrale. En prenant la définition dans son sens large, on pourrait affirmer que le vermouth est un des meilleurs vecteurs du terroir d’une région – tout y est!

En plus, s’assoir sur une terrasse pour un vermouth en apéro en fin d’après-midi fait partie des moeurs qu’on souhaite tous importer chez nous. Pourquoi pas le faire avec un vermouth aussi délicieux!

Pour en trouver, faudra aller faire un petit tour au Priorat, ce qui en soi n’est pas une trop mauvaise idée…!

Calendrier de l’avent – Adi Badenhorst The Drifter 2016

Mon calendrier de l’Avent m’offre l’occasion de revenir sur mon année vinicole, tout au long du mois de décembre. Les vins qui m’ont fait vibrer, tout au long de l’année. 

Depuis quelques années, les vins d’Adi Badenhorst ont pris un place grandissante sur les tablettes de la SAQ. Le succès du Sécateurs rouge et blanc est indéniable et The Curator (encore une fois tant en rouge qu’en blanc) fait office de formidable rapport qualité prix.

C’est toutefois sa cuvée de cinsault The Drifter qui vient le plus me chercher. C’est un vin vibrant, du côté plus léger du spectre, mais qui est très franc sur les cerises, avec une trame épicée qui ajoute un peu de complexité. Son taux d’alcool modéré de 13% fait que la bouteille sera plus vite que vous ne l’auriez pensé. Bref, un genre de vin qu’on n’attend pas lorsqu’on regarde les stéréotypes sud-africains – qu’on devrait complètement oublier, en fait…

The Drifter 2016 (Photo: SAQ.com)
The Drifter 2016 (Photo: SAQ.com)

Les informations techniques sont à peu près introuvables, le vin n’est même pas mentionné sur le site du producteur. On sait d’après le site de la SAQ qu’il s’agit de vignes d’une cinquantaine d’années, dans la région du Swartland, où est située le domaine de M. Badenhorst. On peut spéculer qu’il s’agit d’une nouvelle cuvée, essentiellement distribuée au Québec.

Nous sommes présentement sur le deuxième arrivage de ce vin au Québec et les quantités commencent à diminuer. Sauf à la SAQ Jean-Lesage à Québec, où le conseiller a eu le même coup de coeur que moi et a commandé tout ce qu’il a pu. Au moment d’écrire ces lignes, il leur restait une centaine de bouteilles.