Dégustation Primeur Cellier – Arrivage du 18 septembre

Arrivage Cellier - Source SAQ.com
Grâce au bons soins de l’équipe d’animation de la SAQ, succursale Jean-Lesage à Québec, j’ai pu goûter en primeur à 12 des 23 vins qui seront mis en vente lors de l’opération Cellier – millésime 2005 à partir de jeudi le 18 septembre prochain.

Si on veut ne retenir qu’une chose des vins qui ont été dégustés, il s’agit de la très bonne qualité de tous les produits présentés. Quelques vins se distinguaient des autres, mais de manière générale, tous les produits étaient bons. Toutefois, je ne retiens ici que les meilleurs de la soirée…

  • Le Château Beaumont 2005, haut-médoc cru bourgeois fut un coup de coeur presque unanime pour les 24 participants à la dégustation. Composé de Merlot (51%), de Cabernet-Sauvignon (40%), de Cabernet Franc et de Petit Verdot, ce vin est très charmeur. Un nez de cerises et d’épices vient tout de suite intéresser. Il est bien équilibré en bouche, avec des tannins assez souples et une finale très longue. Très très bien fait, le genre de vins à acheter à la caisse.
  • Le Château Haut-Canteloup Cuvée Prestige 2005, de l’appellation premières-cotes-de-blaye a fait très belle figure. Composé à 65% de Merlot et à 25% de Cabernet-Sauvignon, on y note des beaux fruits rouges, des notes d’épices ainsi qu’un peu de bois. Une belle finale avec des tanins bien sympathiques. Nominé comme coup de coeur à quelques reprises.
  • Des très bons commentaires ont été émis pour le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits 2005, Jayer-Gilles. Un nez exhubérant et très intense de cerise et, en moindre mesure, d’épices. Il a fait passer le Château Chorey pour un simple verre d’eau… Il est toutefois cher, à un peu plus de 46$.
  • Le Château Pape Clément 2005, Pessac-Léognan Garnd Cru Classé était absolument dans une classe à part, tant au niveau de l’expérience de dégustation que du prix. Comme l’a mentionné Jean-Pierre Lortie lors du service, c’est un peu un crime d’ouvrir cette bouteille tout de suite sans la faire vieillir, mais on doit s’assumer…! Une super expérience de dégustation, qu’on n’a pas l’occasion de répéter souvent…

Encore une superbe dégustation, une initiative bienvenue de la part de l’équipe d’animation de la SAQ Jean-Lesage. Le fait de pouvoir goûter les vins en primeur nous offre une opportunité en or de goûter les nouveaux produits et ainsi mieux orienter nos achats lors de la promotion qui s’en vient. Un bon exemple de “Acheter moins, acheter mieux” que vise la SAQ. Si on peut avoir bien du plaisir en plus, c’est toujours ça de gagné! Vivement la prochaine!

Columbia Crest Merlot 2005

Columbia Crest Merlot 2005. Source: CellarTracker
Columbia Crest Merlot 2005. Source: CellarTracker

Ce soir, on ouvre un Columbia Crest Merlot Grand Estates 2005, acheté en revenant de notre voyage à Myrtle Beach. Il s’agit d’un Merlot à 94%, avec 5% de cabernet sauvignon et 1% de cabernet franc.

Au nez, le vin est assez charmeur, avec des notes de fruits rouges, franboise et fraises. On note toutefois une touche de bois.

En bouche, on continue à sentir les fruits détectés précédemment, mais on y trouve maintenant des notes de vanille et une légère touche de bois. Le vin n’est pas très tannique. Les tannins laissent la place au fruit et au petit goût boisé, ce qui est particulièrement agréable.

Somme toutes, le Columbia Crest Merlot Grand Estates 2005 est un bon rapport qualité-prix, principalement pour ceux qui aiment les vins du nouveau monde. Bien fait, sans tomber dans l’excès: 86 points sur 100.

Arrivage Cellier | Septembre 2008

Nouvel arrivage de vins à la SAQ
Nouvel arrivage de vins à la SAQ

Selon le Blitz d’information de la SAQ de mai 2007, le prochain arrivage Cellier de la SAQ portera sur le millésime 2005. Alors que cette promotion approche, on commence à avoir plus de détails sur les vins qui y seront présentés, selon des sources non officielles mais habituellement bien informées. On y apprend que le thème de l’arrivage est plus spécifiquement les vins de France du millésime 2005.

Comme à l’habitude, les vins seront répartis en deux arrivages, le 18 septembre et le 2 octobre. On peut consulter la liste des vins sur FouduVin.

À première vue, on remarque que les prix demandés pour cet arrivage sont assez élevés par rapport. Par opposition à l’arrivage Espagne – Portugal de l’été 2008, les vins proposés ici sont en général plus chers, ce qui malheureusement les place preque tous en dehors de mon budget…

Toutefois, si une dégustation est organisée à la SAQ Jean-Lesage comme pour les arrivages précédents, j’ai bien hâte de goûter à ces nouveaux produits, qui, d’après les premiers commentaires, semblent être des vins de très bonne qualité.

Wine Spectator Award of Excellence… Peut-on s’y fier?

Un gage d'excellence...?
Un gage d'excellence...?
On retrouve un excellent article sur le site de Dr. Vino hier. On y apprend qu’un restaurant, L’Osteria L’intrepido a remporté un Award of Excellence, remis pour la qualité de leur carte des vins. Il y a un seul hic: le restaurant n’existe même pas… Pire encore, la liste des vins “Reserve”, qui devrait compter pour beaucoup dans l’attribution de tels prix, est composée d’une sélection des pires vins italiens des dernières années selon Wine Spectator eux-mêmes!

It’s troubling, of course, that a restaurant that doesn’t exist could win an Award of Excellence. But it’s also troubling that the award doesn’t seem to be particularly tied to the quality of the supposed restaurant’s “reserve wine list,” even by Wine Spectator’s own standards. Although the main wine list that I submitted was a perfectly decent selection from around Italy meeting the magazine’s numerical criteria, Osteria L’Intrepido’s “reserve wine list” was largely chosen from among some of the lowest-scoring Italian wines in Wine Spectator over the past few decades.

Si Wine Spectator s’est fait prendre en flagrant délit de manque de contrôle de qualité, la question qi se pose est toutefois beaucoup plus large et dépasse le monde du vin. Quelle place devrait-on faire à des certifications dans un choix de consommation? Lorsque vient le temps de faire un achat, quelle est l’importance que vous accordez aux avis d’experts et aux certifications émis par divers organismes?

Faire du vin au Québec

La semaine dernière, nous avons profité d’une rare belle journée de fin de semaine pour faire une petite escapade sur la Côte de Beaupré. Nous nous sommes arrêtés au Vignoble du Moulin du Petit-Pré, à Château-Richer afin de visiter le vignoble et de participer à la dégustation des produits qui y sont faits.

Une discussion récemment sur le forum Fou du Vin montre que les gens sont partagés quant à ces produits. Toutefois, un consensus semble s’être formé au fil de la discussion: il faut être bien courageux pour se lancer dans la culture de la vigne au Québec: la température, le sol ainsi que la longueur de la saison jouent contre les producteurs québécois.

On réussit toutefois à faire quelques produits, principalement dans le domaine du vin de glace ainsi que, dans une moindre mesure, les vins blancs. Cette conclusion rejoint l’expérience que j’ai eu lors de la dégustation au Moulin du Petit-Pré la semaine dernière: le vin le mieux réussi était de loin le Cristaux de Givre, un vin de vendange tardives s’apparentant à certains vins de glace. Les vins blancs, particulièrement la Veuve la Caille, étaient aussi plutôt réussis. Quant aux vins rouges, des vins de négoce, ils prouvent que le Québec a beaucoup de chemin à faire, tant au niveau de la viticulture, de la vinification de ces raisins et aussi du climat. Aaah, habiter en Toscane, tout serait différent…! 🙂