Souvent, à force de faire de la recherche pour trouver des nouvelles intéressantes à mettre sur le site, on finit par avoir une belle liste de nouvelles brèves et autres liens intéressants, sans toutefois mériter un article complet. Voici donc, le premier article d’une suite de liens de vrac.
Petite révolution dans le bouchon en Champagne. La compagnie québécoise Alcan a annoncé un nouveau système de bouchage pour les bouteilles de champagne. Le système semble ingénieux, mais il faudra voir quelle est son influence sur le vieillissement des bouteilles… (via Vitisphère)
Il a fallu à Alcan trois ans de développement pour trouver une solution qui ne casse pas le col de la bouteille de champagne, préserve le bruit à l’ouverture, garantisse la régularité de qualité des bouteilles, et soit simple d’utilisation. A cet égard, le pari est réussi, puisqu’un seul geste de traction est nécessaire pour ouvrir la bouteille.
Augmentation de la consommation de vin au Brésil. Le Brésil est un pays émergent à plusieurs égards et une étude réalisée par l’IWSR (International Wine and Spirits Record) indique que le Brésil est maintenant le deuxième consommateur de vin en Amérique Latine, derrière l’Argentine. Entre 2002 et 2008, la consommation de vin a augmenté de 220% en volume et de 300% en valeur. Un nouveau marché pour les exportateurs…! (via Vitisphère)
Le Web 2.0 et le monde du vin. La compagnie VinTank a produit le premier rapport s’intéressant au phénomène des blogs, des médias sociaux, bref, tout ce qui peut être inclus dans la notion de Web 2.0 et de leur interaction avec le monde du vin. Les principales conclusions du rapport portent sur l’importance souvent sous-estimée des blogs vinicoles et des difficultés que ce medium devra surmonter afin de continuer leur progression. Le rapport est disponible gratuitement en format pdf. Le timing est assez bon, puisque les réactions sont vives depuis la dernière sortie de Robert Parker sur les standards de qualité et d’éthique des (de tous les, plutôt…) bloggeurs.
Depuis ma participation aux Vendredis du Vin sur les vins du printemps, celui-ci est vraiment arrivé à Québec, avec plus de soleil et des températures vraiment printanières. De plus, avant son départ pour TasteCamp East (le chanceux!), Rémy Charest a publié la synthèse des 6 participations à cet événement mensuel.
Il a aussi fait l’annonce que cette dégustation virtuelle pour le mois de mai sera menée par François Chartier et portera sur la sommellerie moléculaire. On essaiera alors d’y accorder les vins avec les mets en fonction des composés chimiques qu’ils partagent.
Pour un aperçu de ce qu’est cet théorie d’agencement entre les mets et les vins, l’émission Découverte présentait un bon reportage tourné en compagnie de Chartier au restaurant l’Utopie à Québec. De quoi se mettre l’eau à la bouche pour le mois prochain!
Los 800 - Un délicieux vin du PrioratPour cette 23e édition des Vendredis du Vin, le président du mois, Rémy Charest du blog À Chacun sa Bouteille, s’est probablement inspiré des premiers chauds rayons du soleil lors de la présentation de son thème. À en lire sa description, on entend les bourgons pousser, les oiseaux gazouiller (twitter…?), le barbecue crépiter et les vacances approcher.
Par contre, trouver un vin de printemps n’est pas aussi simple qu’il en a l’air. Dans un premier temps, il n’a pas fait assez beau et chaud pour sortir de notre routine hivernale et ainsi déboucher le premier rosé de la saison. Pas de terrasse encore, mais ça ne saurait tarder, avec une température prévue de 24 degrés cette fin de semaine. D’autant plus que le rosé vit des jours sombres ces temps-ci, avec l’autorisation des vins de coupage par l’Union Européenne (mélange de vin blanc et de rouge pour faire un vin rosé… comme dans la mauvaise blague).
Bref, le coeur n’est pas encore tout à fait au printemps. L’anticipation de l’été est par contre clairement installée. Contrairement à plusieurs personnes qui sortent les vins blancs légers, le printemps est la saison à laquelle je commence à me réintéresser aux vins plus charnus et costauds, souvent un peu plus du Nouveau-Monde qu’à mon habitude. La raison en est fort simple, ces vins sont mieux appropriés aux grillades qui jalonnent si joyeusement la période estivale.
Ainsi, j’ai ouvert un Los 800 2004, un beau vin de la région du Priorat, en Espagne. Composé de grenache (50 %), carignan (30 %), cabernet sauvignon (10 %) et syrah (10 %). Après avoir découvert ce vin dans le millésime 2003 lors d’un arrivage Cellier l’année dernière, j’avais hâte de déboucher la version 2004. Celle-ci ne m’a pas déçu. Un nez puissant de cacao, de fruits noirs avec une touche d’épice, un bouche sur le kirsch et les bleuets avec des tannins soyeux et une acidité bien présente font de ce vin un breuvage bien équilibré.
Le Priorat le moins cher disponible à la SAQ est très généreux pour le prix demandé de 20$. D’après mes souvenirs, il se compare au millésime 2003 et se compare avantageusement à un grand nombre de vins présents dans cette catégorie de prix.
Photo by by Marianne Perdomo @ FlickrDes détails commencent à filtrer pour le prochain arrivage Cellier, prévu à la fin mai et au début juin 2009. La thématique abordée lors de cet arrivage principalement concentrée sur les États-Unis, le Barolo et le Riesling. De plus, le premier arrivage comporte aussi trois belles verticales (plusieurs millésimes du même producteur).
Les arrivages Cellier permettent de découvrir des nouveaux produits, car il s’agit de produits qui ne sont pas nécessairement offerts de manière régulière. Au début de ces types d’arrivages, les numéros étaient principalement centrés sur une région en particulier. Toutefois, depuis quelques arrivages, on note une multiplication des thèmes: des numéros moins concentrés, mais avec une plus grande diversité.
Observons ce qui s’en vient dans le prochain arrivage…
Etats-Unis
Lorsque le thème des États-Unis a été connu, plusieurs espéraient une sélection des beaux pinots produits dans l’Orégon et dans l’état de Washington, trop peu représentés à la SAQ. On y retrouve plutôt une sélection de vins californiens, représentant une belle palette des terroirs du nord de la Californie. Le point de mire de cet arrivage est Le Petit Vice, vinifié par le Québécois Patrick Breton, qui jouit d’un buzz favorable en raison de la qualité de ses produits.
Cabernet-Sauvignon Philip Togni Napa Valley 2003 – 155,00 $
Riesling du monde
On dit parfois que le Riesling est une “éponge à terroirs” et j’anticipe que cette caractéristique soit mise en évidence dans cette sélection de Riesling du monde. J’aimerais bien profiter de l’occasion pour m’initier aux vins allemands, présents principalement dans l’arrivage du 2 juin.
Riesling Gun Metal Hewitson Eden Valley 2007 – 23,50 $
Riesling Hengst Alsace grand cru 2004 – 49,50 $
Verticales
Ces trois séries de produits seront disponibles dans l’arrivage du 21 mai. D’ailleurs, une dégustation est organisée à la SAQ Jean-Lesage afin d’offrir la chance de déguster tous ces vins à la fois…
Cru Bourgeois très réputé, le Château Potensac appartient au même propriétaire que le célèbre Léoville-Las-Cases et y récupère les barriques après qu’elles aient servi à un millésime.
Millésime 2003 – 67,00 $
Millésime 2000 – 77,75 $
Millésime 1996 – 74,50 $
Millésime 1995 – 67,00 $
Château Montus Cuvée Prestige Madiran
Cuvée haut-de-gamme d’Alain Brumont, probablement le producteur le plus connu de la région. Faite exclusivement de tannat et entièrement en barriques neuves, les notes de dégustation glanées sur internet pointent vers un vin puissant, typique de madiran.
Millésime 2000 – 144,00 $
Millésime 1996 – 116,00 $
Millésime 1995 – 116,00 $
Millésime 1990 – 144,00 $
Rosé
Le printemps s’en vient, et ça paraît avec cette sélection de vins rosés. Il s’agit de manière générale de produits d’une gamme un peu plus élevée que les rosés typiquement présentés au répertoire général pendant l’été. Il sera bien de voir un peu de variété dans cette catégorie de produits.
Castello di Ama Rosato Toscana i.g.t. rosé 2008 – 20,45 $
Barolo
Souvent réputés pour être durs et austères, les vins de la région de Barolo ne font certainement pas de compromis pour plaire à un plus grand nombre. On note deux vins de Michele Chiarlo, un producteur que j’apprécie particulièrement ainsi qu’une cuvée haut-de-gamme de Pio Cesare, un des plus gros producteurs de la région.
Enzo Boglietti (Source: http://www.enzoboglietti.com)Lors de notre futur voyage en Europe cet été, nous allons passer quelques jours dans la région de Barolo, au nord-est de l’Italie. Afin de se préparer au voyage et de savoir à peu plus sur les producteurs que nous allons rencontrer, j’en profite pour les présenter sur le site.
Nous passerons deux nuits tout près de la zone du DOCG Barolo, une des plus prestigieuses au monde. Le but avoué de ces deux jours est de partir à la rencontre de producteurs de la région. Afin de trouver un hébergement, notre principal moteur de recherche a été le site Agriturismo.it, un regroupement de maisons d’hôte, à vocation gastronomique. Nous avons ainsi eu un véritable coup de coeur pour il Pilone Votivo: rendez-vous sur leur site, je suis persuadé qu’il en sera de même pour vous. Heureuse coïncidence, cette aubrege est tenue par la famille Boglietti, conjointement avec leurs activités de vignerons.
Enzo Boglietti est un producteur relativement nouveau sur la scène viticole du Barolo. Ayant commencé avec 2.5 hectares de vignes en 1991 (auparavant, la production était vendue en vrac à des négociants), la production de la maison a augmenté graduellement jusqu’à 75 000 bouteilles, vinifiées à partir de 21 hectares. La grande majorité des vignes de la maison sont situées autour du village de La Morra, au coeur de la “Côte d’or” du Barolo.
Jusqu’en 2000, les vins étaient vendus presque exclusivement directement du domaine à travers une liste d’envoi et à des restaurants en Suisse et en Italie. Depuis, une partie de la production est exportée, mais les quantités demeurent faibles… Au Québec, la SAQ importe distribue le Barolo Fossati 2004 et 2001, le Vigna dei Romani Barbera d’Alba 2003, de même que le Dolcetto d’Alba 2007, récemment critiqué sur VinQuébec. Alors que les trois premières bouteilles se détaillent autour de 80$, le Dolcetto est plus abordable, tout juste au dessus de la barre des 20$. Les commentaires sur ces vins font état d’un mélange harmonieux entre la puissance du Nebbiolo et l’expression de ce terroir. J’ai bien hâte d’y goûter sur place…!