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Au Salon des Vins d’Importation Privée

On ne se le cachera pas, pour la moyenne des ours, l’importation privée intimide. Plus souvent qu’autrement, on rencontre la bouteille d’importation privée au restaurant, dont le sommelier vante la petite production tirée des 2.3 hectares de vigne léguées par l’arrière-grand-père, le petit coin de pays que personne ne connaît encore et le fait qu’elle ne soit pas disponible sur les tablettes des succursales de la SAQ.

Il est effectivement un peu difficile de s’y retrouver, puisque les agences sont souvent petites et orientent principalement leur offre vers les restaurants, qui sont forcément leurs plus gros acheteurs. Ceci ne devrait pas vous arrêter, puisqu’il est très facile de mettre la main sur des vins d’importation privée, une fois qu’on a décidé le vin que l’on veut acheter.

Pour ce faire, profitez de l’occasion qui s’offre à vous cette fin de semaine à Montréal, le 8e Salon des Vins d’Importation Privée, organisé par le RASPIPAV. Une vingtaine d’agences était présente à Québec ce jeudi afin de faire découvrir leurs produits aux restaurateurs et aux membres des médias, dont voici quelques coups de coeur. Comme dans beaucoup de salons, peu importe le nombre de vins dégustés, il en reste toujours 3 ou 4 qui ressortent clairement du lot…

Agence Boires

J’avais particulièrement aimé ce que j’avais goûté chez la toute jeune agence Boires lors de leur passage en avril dernier, où j’avais remarqué surtout leurs cuvées de la nouvelle vague californienne. Cette fois-ci, j’ai beaucoup apprécié le Vino a Gogo du Sicilien Vito Lauria. Il s’agit d’un vin créé sur mesure pour le Québec, grâce à la syrah qu’il achète à ses voisins et une étiquette designée chez nous. Une syrah qui embaume les petits fruits et qui se laisse boire toute seule sans renier le soleil qu’on retrouve au sud de Palermo, offerte pour moins de 20$, c’est un exercice d’équilibriste plutôt difficile à faire.

Aussi, le produits de chez Bodegas Moraza, en Rioja, sont aussi exemplaires. On y retrouve une Grenache toute simple (dans le bon sens du terme) et un Rioja plus traditionnel droit et élégant.

Sélection Caviste

Lucette Bielle et son 24/7
Lucette Bielle et son 24/7

Ici, une rencontre avec Lucette Bielle, du domaine de Viaud, en Lalande-de-Pomerol. On jase de voyages, de Géorgie, de vin lorsqu’elle remarque les amphores sur la carte de visite que je lui tends. Quand vient le temps de goûter ce qu’elle a amené, on commence par le Bordeaux Supérieur 24/7, avant de passer au Viaud 2005 et 2000. C’est toutefois le « petit » 24/7 qui vole la vedette, surtout lorsqu’on apprend qu’il s’agit du millésime 2004 et qu’il se vend 22$! On a tout ce qu’un Bordeaux devrait être, les tanins sont fondus, la bouche est harmonieuse et longue. Bravo!

Raisonnance

Le premier vin goûté au kiosque de Raisonnance est certainement celui qui m’a le plus soufflé le l’après-midi.

Ange - Domaine de l'Écu
Ange – Domaine de l’Écu

Je connaissais déjà le domaine de l’Écu pour ses formidables Muscadets (Expression de Granite, de Gneiss et d’Orthogneiss, disponibles en SAQ), mais je ne connaissais pas ses rouges. De toutes petites productions, de pinot noir et de cabernet franc vinifiées en amphore et nommées Ange et Mephisto. La cuvée Ange est aérienne, pleine de vie et de dentelle. Un pinot noir qui donne beaucoup (beaucoup) de plaisir et qui accroche forcément un sourire au visage. Il vaut amplement les 50$ demandés, il s’agit d’un vin exceptionnel bien meilleur que la majorité de ce qui se détaille au même prix. Il n’en reste pas beaucoup, il faudra faire vite pour mettre la main sur les bouteilles restantes.

J’y ai aussi fait la rencontre de Pierre Jauffret, du Château Terre Forte, provenant le sud de la vallée du Rhône. En plus d’être particulièrement sympathique, son Terre Forte Blanc 2013 était sans cette lourdeur qui me fait hésiter sur les blancs rhodaniens et son Signargues 2007 (c’est le millésime courant, embouteillé récemment!) paraissait au moins 5 ans de moins. Ça donne le goût d’aller faire un petit coucou à Rochefort-du-Gard pour aller rendre visite!

Une réflexion au sujet de « Au Salon des Vins d’Importation Privée »

  1. Bonsoir Julien, je suis le tipe avec qui vous a parle des vin de Southbrook, apres votre depart, j’ai apppris que vous etiez un de journaliste attendu. C’etais moi qui devais vous rencontre dans une de nos sales privee de degustation. Votre blogue est tres interessant. Felicitations

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