Château Mornag Grand Cru 2005

Château Mornag

Château Mornag 2005

Lorsqu’on pense à la Tunisie, la première image à venir en tête n’est pas nécessairement celle d’un pays vinicole. Pourtant, l’établissement de la viticulture s’est faite avec les Phéniciens puis a pris son essor avec les Carthaginois. Ayant connu un essor sous l’influence française au XIXe siècle, le Tunisie compte maintenant 15 000 hectares de vignes, principalement encépagées avec du cabernet-sauvignon, du carignan, du cinsault, de la grenache, de la mourvèdre et de la syrah. Le territoire est réparti en 7 appellations d’origine contrôlées, signe de l’influence française. Depuis 2002, une association a été créée afin de moderniser les caves tunisiennes et amener la viticulture à un niveau « exportable ».

Produit de ce regroupement des Vignerons de Carthage, le Château Mornag Grand Cru 2005 nous a tout d’abord accroché par sa provenance insolite. De plus, comme nous cherchions à compléter une caisse à la SAQ Dépôt, son prix sous la barre des 10$ nous a convaincu de tenter notre chance.

Le vin est typique de mon idée d’un vin tunisien: chaud, généreux et pas nécessairement subtil. Beaucoup de fruits rouges accompagnés de tanins un peu agressifs au sortir de la bouteille (mais qui se sont heureusement calmés rapidement) marquent cet assemblage de carignan, grenache, mourvèdre et syrah. Il nécessite des plats biens relevés pour bien le complémenter car sinon, il vient prendre toute la place sans qu’on lui ait vraiment demandé.

Bref, un bon petit vin de bouffe, d’un bon rapport qualité-prix principalement parce que le prix est ridiculement bas. À ce prix là, je ne sais pas pourquoi il y a encore du monde qui vont acheter du vin d’épicerie…

★½☆☆☆ – Code SAQ: 00183145 – 9,55$

Terres de Méditerranée 2006

Terres de Méditerranée - Dupéré-Barrera

Terres de Méditerranée - Dupéré-Barrera

Emmanuelle Dupéré et Laurent Barrera, jeune couple passionné, sont en passe de devenir les négociants haute couture de la Provence. Ils possèdent un vignoble certifié bio de 5,5 hectares, auxquels s’ajoutent six hectares en achat de raisin. Choisissant avec exigence leurs approvisionnements, ils n’uniformisent en rien les vins lors de leur élevage, soigné et ambitieux. Au contraire, tous les vins sont très typés, chacun correspondant précisément au potentiel et au style de chaque cru.

C’est en ces termes plutôt élogieux que la Revue Française du Vin décrivait les vins de la maison Dupéré-Barrera dans son édition 2008. Le millésime 2004 a été encensé par certains critiques et le millésime 2005 s’était montré particulièrement charmeur, ensoleillé et d’un indéniable rapport qualité-prix.

Le « Terres de Méditerranée 2006″ est un assemblage de syrah, cabernet-sauvignon, grenache et carignan dont achetés en négoce puis vinifiés par le couple sous l’appellation « Vin de Pays d’Oc ».

À la dégustation, le vin m’a semblé un peu jeune, car très rugueux au sortir de la bouteille. Il m’a semblé taillé dans un gros bloc, mais s’est plus assoupli qu’une bouteille du même millésime bu au mois d’octobre dernier. Heureusement, le tout s’est assagi après quelques minutes. On y découvre un vin qui laisse paraître ses origines méridionales. Le vin est chaud, épicé et charnu, toutes des caractéristiques que l’on associe aux vins de Provence.

À boire quelque part entre maintenant et 2010. Ça tombe bien, le Terres de Méditerranée 2006 est un produit régulier à la SAQ et devrait être facile à trouver. Aussi dispnoible sous peu, le Terres de Méditerranée rosé, en importation privée chez Le Maître de Chai.

★★½☆☆ – Code SAQ: 10507104 – 15,35$

Une fin de semaine en Syrah

La fin de semaine dernière, trois occasions différentes nous ont toutes poussées vers trois syrah, un cépage capable du meilleur comme du pire.

Le vendredi soir, nous sommes allé souper au restaurant l’Utopie en guise de cadeau de Noël. L’amateur de vin y sera comblé: la carte des vins est étendue et diversifiée et l’équipe en cuisine aime donner dans l’originalité. Ça donne le menu bouteille, une sélection de plats s’articulant autour d’une thématique vinicole choisie par le sommelier. En mars 2009, le thème était la Syrah.

Syrah LHiver - Copain Wines

Syrah L'Hiver - Copain Wines

Ainsi, pour accompagner l’anguille fumée (et les gnocchis à la cannelle…!), le flanc de porc braisé (assez décadent) et le filet de boeuf nous étant proposés ce mois-ci, nous avons opté pour la Syrah L’Hiver 2006 de la maison californienne Copain Wines. C’est avec une véritable passion que le sommelier nous a convaincu d’opter pour ce cru californien, malgré mon appréhension pour les vins « trop Nouveau Monde ». Et il ne s’est pas trompé.

Fort sur le fruit, mais sans être une bombe caricaturale, ce que je retiens surtout de ce vin est le bouquet exhubérant. Des notes très présentes de violettes, le tout rehaussé d’un peu d’épices (poivre). En bouche, le vin allie douceur et matière avec un équilibre exemplaire. C’est velouté et complexe à la fois. Un grand coup de coeur.

★★★★½ Importation privée via Le Maître de Chai – 26,40$

À la suite de ce beau souper, nous avons entamé quelques bouteilles provenant de l’arrivage Cellier de mars 2009. Comme par hasard, le thème de cet arrivage est l’Italie, les vins agrobiologiques et… la Syrah!

Ainsi, nous avons ouvert un Petite Sirah Red Truck California 2006.

Bien que la Petite Sirah et la Syrah ne soit que des cousins et que ce vin fait plutôt partie de la partie agrobiologique de l’arrivage, je me permets de l’inclure sans ménagement… On y retrouve des caractéristiques de la syrah, à savoir des belles notes épicées et des fruits murs. Toutefois, on est clairement dans le nouveau monde avec ce vin… J’aime bien quand même, c’est bien fait et le rapport qualité-prix est bon.

★★½☆☆ Code SAQ: 10985966 – 16,50$

Finalement, on a terminé la fin de semaine avec une Syrah sicilienne de la maison Cusumano, aussi disponible dans l’arrivage Cellier de mars 2009. N’ayant pas la classe du premier et la joie contenue dans le second, il m’a un peu laissé sur ma soif. Le nez était très discret et en bouche, c’était agréable, mais rien de terriblement distinctif. Il a peut-être souffert de la comparaison avec les autrse syrah de la fin de semaine, mais il m’a semblé manquer un petit quelque chose pour en faire un vin mémorable. Pas mauvais, sans plus.

★½☆☆☆ Code SAQ: 10960777 – 14,85$

Dégustations Cellier Printemps 2009

Arrivage Cellier Printemps 2009

Arrivage Cellier Printemps 2009

Fidèle à son habitude, la SAQ Jean-Lesage organise cette fois-ci encore des dégustations pour nous faire connaître les produits présents dans le prochain arrivage Cellier avant qu’ils soient mis en vente. Toujours bien sympathiques, ces dégustations permettent de faire de belles découvertes et/ou de se faire une idée avant d’acheter les vins en question.

Les dates sont les suivantes:
Lundi 2 mars, 18h00 et Mardi 3 mars, 18h00 pour goûter à des vins du premier arrivage
Mardi 17 mars, 18h00 et Mercredi 18 mars, 18h00 pour goûter à des vins du deuxième arrivage

Chaque dégustation coûte 40$, billets en vente dès maintenant.
Réservation par téléphone directement à la succursale au 418-643-4339, payable par CC lors de l’inscription.
Maximum de 24 personnes par dégustation.

La liste des vins dégustés lors de chacune des soirées est disponible ci-dessous. Fidèles à l’image des produits proposés dans cet arrivage, on retrouve peu de grands noms, mais ces dégustations nous permettent de faire de belles découvertes…!
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Michele Chiarlo Airone 2004 – Monferatto

Michele Chiarlo Airone 2004

Michele Chiarlo Airone 2004

Lorsque vient le temps de choisir un vin, plusieurs critères peuvent influencer notre choix. Parmi eux, la réputation et les expériences précédentes avec les produits de la même maison comptent pour beaucoup. C’est exactement ce qui a guidé mon choix pour ce vin italien, dégusté à deux reprises, et je n’ai pas été déçu…!

J’avais une bouteille bouchonnée à échanger à la succursale de la SAQ près de chez moi et je me suis rabattu sur cette bouteille suite à des belles expériences avec le Moscato d’Asti Nivole et le Barbera d’Asti Superiore Le Orme. Je suis donc revenu à la maison sans vraiment trop à quoi m’attendre, mais avec la vague impression d’avoir fait une bonne affaire.

Cet assemblage de Barbera (50%), Cabernet Sauvignon (30%) et de Syrah (20%) m’a agréablement surpris dès le premier contact. Comme on pourrait s’attendre d’un vin du Piedmont, l’ensemble est assez sérieux et est très loin des bombes extra-confiturées que l’on pourrait retrouver en Australie ou en Argentine, par exemple. Le nez s’ouvre sur des notes boisée, mais sans tomber dans l’excès de la vanille et du goût de 2×4 que j’ai déjà expérimenté. En bouche, on détecte des notes de fruits noirs et de chocolat avec tout de même une belle acidité, ce qui fait que le vin conserve tout son équilibre. Les tannins ont eu quelques années pour s’enrober et s’assagir; il sont juste assez présents.

Depuis, j’en ai acheté deux autres bouteilles, l’une ouverte pendant la période des Fêtes et l’autre qui dort paisiblement dans le garde-robe. Je ne crois pas que le Airone va gagner beaucoup à vieillir plus, il est déjà très agréable. Il s’agit plutôt de trouver une bonne occasion pour ouvrir cette belle bouteille…!

Le millésime présentement affiché sur le site de la SAQ est le 2006. Il reste toutefois quelques 2004 sur les tablettes, souvent affublées d’un rabais additionnel afin d’écouler les stocks, pour notre plus grand plaisir…! Les commentaires lus sur le 2006 font état d’un millésime un peu moins bien réussi que les précédents… À voir!

★★★½☆ Code SAQ: 00854760 – 19,35$