Les vins de transition…

14 septembre 2010

Le blog a été plutôt muet ces derniers temps, puisque plusieurs changements sont survenus cet été, qui ont à la fois diminué la consommation de vin et le temps alloué à l’écriture…

Vicente Gandia El Miracle 120

Vicente Gandia El Miracle 120

Lors du mariage, avec le médaillon de veau gratiné au Fin Renard, nous avons choisi de servir El Miracle 2006, un assemblage de Tempranillo (65%) et de Syrah (35%) de l’appellation Valencia, sur la côte méditerranéenne. Avant tout un superbe rapport qualité-prix, on y trouve quelque chose pour plaire à tous: des tannins souples, un nez charmeur, un peu de bois (pas trop!). Couplé avec une grillade ou un plat de viande substantiel, il fera des miracles…!

Si les millésimes antérieurs étaient plus difficiles à trouver, on le retrouve maintenant en produit de spécialité en arrivage continu à la SAQ, pour le bénéfice de tous.

Un voyage de noces plus tard, de retour à Québec, la seconde transition prenait place: la prise de possession de notre première maison. Beaucoup de petits détails à arranger, à la fois avant et après le passage chez le notaire.

La veille du déménagement, au milieu de boîtes et dans un appartement presque vide, nous avons ouvert un Santenay Champs Claude Vieille Vignes 2004, de Lucien Muzard.

Le nez est superbe, ça pinotte amplement. On y retrouve tout ce qu’on peut aimé dans un pinot bien évolué, des épices, un certain côté animal, mais sans trop s’éloigner du fruit. En bouche, on voit clairement que ce vin est sur ses derniers milles. L’attaque est belle est franche, mais le vin disparaît rapidement, sans vraie finale à proprement dire.

Deux jours plus tard, ce qui restait du vin était chose du passé, un peu comme cet appartement que nous venions de quitter. Aujourd’hui, dans la nouvelle maison, on recherchera des vins voués à un avenir brillant, qu’on aimera partager avec des amis à tout moment.


Un espagnol indigène avec des racines françaises

9 décembre 2009

Lorsqu’on évoque des familles viticoles françaises, les Lurton sont souvent parmi les premiers énumérés. Propriétaires de châteaux bordelais depuis le début du 20e siècle, le famille oeuvre maintenant dans 27 domaines différents, pour un total de 1300 hectares de vignes.

Hermanos Lurton Verdejo

Hermanos Lurton Verdejo

Bien que le vignoble familial soit principalement concentré à Bordeaux, Jacques et François Lurton ont décidé de prendre le large. D’abord comme consultants, puis comme viticulteurs dans le Languedoc dans les années 1980. Au début des années 1990, ils fondent d’autres domaines, en Argentine, au Chili, en Espagne et au Portugal. En Espagne, ils décident de s’installer dans le Rueda, au nord-ouest du pays, avec l’intention de faire du sauvignon blanc. Ils optent finalement pour un cépage local, le verdejo.

Le choix s’avère judicieux. Le vin respire les fruits blancs (pêche, poire) avec certaines notes florales. En bouche, l’attaque est franche, sans que l’acidité soit dominante, et se termine sur une petite touche de miel et une finale un peu sucrée. À choisir une pastille de goût de la SAQ, j’opterais pour Aromatique et Souple, même si celle-ci n’est utilisée que pour les vins rouges. Aromatique, parce que le nez est ce qu’on remarque tout d’abord dans ce vin et souple parce qu’il peut s’accorder assez bien avec toutes sortes d’accompagnements, par exemple le pad thaï de cette soirée-là.

Offert pour 15,65$, il s’agit définitivement d’une bonne affaire et est certainement sur la liste d’achat des produits de tous les jours.

★★½☆☆ – Code SAQ: 727198 – 15,65$


Cosme Palacio Consecha Rioja 2006 – Prise 2

11 septembre 2009

Cosme Palacio y Hermanos - Rioja 2006

Cosme Palacio y Hermanos - Rioja 2006

Au mois d’avril dernier, j’avais commenté le Cosme Palacio Consecha 2006, un vin de la Rioja, au nord de l’Espagne. À l’époque, le caractère qui était ressorti en avant-plan était le fruit, avec des accents apportés par les barriques de chêne neuves utilisées lors de la vinification.

Lors d’une seconde dégustation cette semaine, les rôles étaient inversés. Les notes dominantes étaient beaucoup plus sur le bois (cèdre, voire même un bon vieux 2 par 4) et le fruit était presque absent au nez. En bouche, c’est similaire, avec un profil très typé bois, tabac avec peu de tanins. Les saveurs sont toutefois franches et bien intenses, comme on pourrait s’y attendre.

Deux explications pour cette différence entre les deux dégustations. Dans un premier temps, lors du souper de Pâques auquel il avait été servi la dernière fois, il était accompagné sur la table par un Ménage à Trois, de la Californie. Ce vin au profil très vanillé, rond et on ne peut plus moderne ne m’a pas du tout plu et a fait passé le boisé du Cosme Palacio comme étant tout à fait raisonnable.

L’autre explication serait que depuis le mois d’avril, mes goûts ont changé légèrement. Un régime de vins italiens avant, pendant et après mon voyage de cet été m’a peut-être modifié le palais et ce que j’attends dans un vin. Plus de finesse, plus d’acidité et un jus beaucoup plus sur le fruit semblent être parmi mes critères récemment. Si ça continue, je vais bientôt tomber dans le pinot, ce qui ne semble pas une mauvaise idée en soi…

★★☆☆☆ – Code SAQ: 00237834 – 17,60$

Plan du voyage

19 juin 2009

Notre voyge approche à grands pas. En effet, notre avion décolle demain soir de Québec, pour Paris. Au menu, 2 jours à Paris, une semaine à Barcelone, une semaine de visite de vignobles dans la Liguria et le Piemonte et une semaine à Siena, pour des cours d’italien. La bella vità!

Grâce à Google Earth, nous pouvons voyager de manière virtuelle puisque plusieurs bâtiments sont maintenant modélisés en couleur et en 3d. Par exemple, on voit ci-desous l’emplacement de notre appartement que l’on va avoir à Sienne.

Notre appartement à Sienne

Notre appartement à Sienne

Pour un aperçu rapide de ce qu’on va faire dans les trois prochaines semaines, on peut consulter la carte… Les placements reflètent assez bien les endroits où on va dormir dans chaque ville…

J’ai hâte!


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VDV 23 – Un vin ne fait pas le printemps…

24 avril 2009

Los 800 - Un délicieux vin du Priorat

Los 800 - Un délicieux vin du Priorat

Pour cette 23e édition des Vendredis du Vin, le président du mois, Rémy Charest du blog À Chacun sa Bouteille, s’est probablement inspiré des premiers chauds rayons du soleil lors de la présentation de son thème. À en lire sa description, on entend les bourgons pousser, les oiseaux gazouiller (twitter…?), le barbecue crépiter et les vacances approcher.

Par contre, trouver un vin de printemps n’est pas aussi simple qu’il en a l’air. Dans un premier temps, il n’a pas fait assez beau et chaud pour sortir de notre routine hivernale et ainsi déboucher le premier rosé de la saison. Pas de terrasse encore, mais ça ne saurait tarder, avec une température prévue de 24 degrés cette fin de semaine. D’autant plus que le rosé vit des jours sombres ces temps-ci, avec l’autorisation des vins de coupage par l’Union Européenne (mélange de vin blanc et de rouge pour faire un vin rosé… comme dans la mauvaise blague).

Bref, le coeur n’est pas encore tout à fait au printemps. L’anticipation de l’été est par contre clairement installée. Contrairement à plusieurs personnes qui sortent les vins blancs légers, le printemps est la saison à laquelle je commence à me réintéresser aux vins plus charnus et costauds, souvent un peu plus du Nouveau-Monde qu’à mon habitude. La raison en est fort simple, ces vins sont mieux appropriés aux grillades qui jalonnent si joyeusement la période estivale.

Ainsi, j’ai ouvert un Los 800 2004, un beau vin de la région du Priorat, en Espagne. Composé de grenache (50 %), carignan (30 %), cabernet sauvignon (10 %) et syrah (10 %). Après avoir découvert ce vin dans le millésime 2003 lors d’un arrivage Cellier l’année dernière, j’avais hâte de déboucher la version 2004. Celle-ci ne m’a pas déçu. Un nez puissant de cacao, de fruits noirs avec une touche d’épice, un bouche sur le kirsch et les bleuets avec des tannins soyeux et une acidité bien présente font de ce vin un breuvage bien équilibré.

Le Priorat le moins cher disponible à la SAQ est très généreux pour le prix demandé de 20$. D’après mes souvenirs, il se compare au millésime 2003 et se compare avantageusement à un grand nombre de vins présents dans cette catégorie de prix.

★★★½☆ – Code SAQ: 10860910 – 20,15$