Dolce vita à Siena

Tel que prévu, la vie a ralenti pas mal depuis mon arrivée à Siena. On visite un peu la ville, mais comme elle n’est pas très grosse, on a fait rapidement le tour des attractions touristiques principales.

On en profite donc pour recharger nos batteries afin de revenir en pleine forme de nos vacances.

Les cours ne sont pas trop difficiles. Geneviève est dans le niveau le plus élevé donné à l’école et, après un test de classement qui m’a horriblement sous-classé par rapport à mon véritable niveau de compréhension, je suis à un niveau correct. D’un point de vue grammatical, on reprend à peu près où j’avais laissé après mon cours à l’Université Laval, mais avec beaucoup plus de conversation.

Je finis ma semaine de cours demain, et ensuite j’ai une journée libre avant d’aller à Roma pour prendre l’avion du retour vers le Québec.

Prochain post, quelques jolies photos. Vous allez voir, il fait plein soleil et très chaud ici, ce qui est pas mal le contraire du Québec, d’après ce que je peux voir…

Arrivederci!

Dimanche tranquille à Siena

Je profite de notre première pluie pour écrire ces quelques mots. Le timing est plutôt bon, nous venions de rentrer à la maison pour dîner lorsqu’un gros orage a éclaté. Je ne veux pas tourner le fer dans la plaie, mais il s’agit de notre première pluie de jour depuis notre départ (on a eu deux nuits avec un peu de pluie dans le Piedmont, mais sans plus). Je profite pour rattraper mon retard. Bien qu’on n’aie pas internet à l’appartement, je peux écrire dans le but de publier plus tard, un peu comme j’ai fait depuis le début du voyage…

À Siena, et en Europe de manière générale, car c’était aussi vrai à Barcelone, la ville s’arrête le dimanche. Les services sont minimums, il y a quelques bus qui effectuent les liaisons entre les diverses villes, mais c’est tout. Les seuls magasins qui sont ouverts sont ceux orientés exclusivement aux touristes, qui eux seront présents de toute façon. Les vendeurs de gogosses sont présents, les magasins de saccoches en cuir sont ouverts aussi, de même qu’environ le quart des restaurants. Bref, nous sommes restés à Siena et la pluie tombe une assez bonne journée…

Nous sommes toujours en orientation dans la ville. Hier, nous avons beaucoup parcouru notre quartier, repéré quelques cafés et quelques bars intéressants où on va pouvoir prendre un café avant d’aller à nos cours. Par contre, l’épicerie la plus proche que nous avons trouvé est presque à l’autre bout de la ville, va falloir fouiller un peu plus et aller au marché régulièrement (ce qu’on aurait fait de toute façon).

On a trouvé les ustensiles dans l’appartement. Il a fallu que notre proprio nous dise ils étaient où, en ajoutant: « Tout le monde les cherchent…! » Faudrait probablement que ça rentre dans sa routine de visite de l’appartement aux nouveaux locataires.

Demain matin, 8h00, on commence les cours avec le test de classement. Je risque d’être assez fort en compréhension, mais disons que les conjugaisons de verbes et la partie orale risquent d’être plus ardues. On verra bien…! Sur ce, la pluie se calme, je vais sortir bientôt pour trouver un café internet pour publier le tout.

Merci pour les commentaires, c’est toujours apprécié de vous lire et d’avoir des nouvelles du Québec. Arrivederci!

Julien et Geneviève vont à la ferme…

À notre dernière journée dans le Piemonte, nous avons décidé de visiter la Sacra di San Michele. Avec David et Karine, descendus du Valais pour l’occasion, nous sommes allés à ce sanctuaire perché sur le dessus d’une montagne de près de 1000 mètres, dont la construction a commencé au 10e siècle.

David et Julien dans les Alpes

David et Julien dans les Alpes

L’église en tant que telle est assez impressionnante, mais la vue sur la vallée est à couper le souffle. Je laisse la photo parler par elle-même…

Sacra di San Michele

Sacra di San Michele

Suite à la visite, nos chemins se séparaient, nos amis suisses passaient encore une journée dans le Piedmont alors que nous devions filer vers Siena, où nous passons la prochaine semaine.

Dans le but de couper notre voyage de retour vers Sienne en deux, nous avons décidé de coucher près de Modène, près de Maranello pour être plus précis. Après trois heures d’autoroute remplie d’Italien, j’étais bien content de m’arrêter pour la nuit et de reprendre seulement le lendemain, frais et dispo.

Ce n’est finalement pas si pire de conduire en Italie, mais comme les panneaux de signalisation de sont que des suggestions, c’est toujours un peu plus sportif. Surtout que la limite sur l’autoroute est de 130 km/h, on se fait régulièrement dépasser à 150-160 km/h. Juste assez pour rendre un peu nerveux et être vidé après 3 heures…

Lors de notre arrivée à Grinzano di Maranello, nous sommes accueillis par 3 chiens, 2 chats, des oies (un peu agressives…), deux ânes, de multiples poules et coqs, une dizaine de lapins. Bref, la basse-cour au grand complet. Au milieu, une belle maison dans laquelle nous avions visiblement loué une chambre pour la nuit. Nous savions que le B&B était un peu grano d’après la description qu’on en a vu sur internet, mais disons que ça surprend toujours un peu. Ça n’enlève rien au charme de l’endroit, par contre… Faut juste s’habituer.

A la ferme... ou au B&B?

A la ferme... ou au B&B?

Pour souper, pas de chichi. Une pizza pour emporter à la pizzeria du coin, accompagnée d’un vin blanc de Giacosa Fratelli (ne vous inquiétez pas, j’ai mes notes et j’en reparle en arrivant…). Agréable, sans prétention et en plein ce qu’on avait besoin.

Le lendemain matin, lever assez tôt, car on devait remettre l’auto à 12h30 à Sienne. Un autre petit 3 heures d’autoroute (moins stressant que le premier bout) et nous voici arrivé chez nous pour la prochaine semaine!

Lendemains de Palio à Siena

Nous voici donc à Siena, pour une semaine avant mon retour pour le Québec. Une semaine plus « vacances » que « voyage », où on va avoir quelques cours d’italien et où le reste sera consacré à visiter la ville de Sienne, se reposer et peut-être, faire une excursion en Toscane.

Duomo di Siena

Duomo di Siena

Pour l’instant, nous sommes dans notre appartement loué avec la Dante Alighieri. L’appartement en soi est assez bien, nous avons 3 pièces, une salle de bain correcte, une cuisine plutôt minimaliste (mais on ne s’attendait pas à d’autre chose…). Le seul problème, nous n’avons pas d’ustensiles!! Pas de couteaux pour faire la cuisine, pas de fourchettes pour manger ce qu’on peut préparer. On a toutefois 3 louches et un genre de pile patate, mais pas de trace d’une fourchette. On va rappeler la proprio demain, mais pour l’instant, on se débrouille avec notre couteau suisse et une fourchette en plastique traînée par Geneviève depuis une semaine et demie (ça peut toujours être pratique…!)

Nous sommes arrivés deux jours après le fameux Palio de Sienne. Il s’agit d’une course équestre entre les représentants des divers quartiers de Siena (10 chevaux courant à chaque course, deux courses par année et un total de 17 quartiers au total). Cette année, il s’agit du quartier de la Tortuca (la tortue) qui a gagné. Ça tombe à être notre quartier, alors les rues dans notre coin de la ville sont décorées de drapeaux bleus et jaunes afin de célébrer cette victoire.

La parade de la victoire

La parade de la victoire

On a eu droit au défilé des gagnants aujourd’hui. Tout le quartier s’est donné rendez-vous et défile avec le Palio (grande bannière de soie) à travers la ville, à grands coups de tambour et de chants. Le tout aboutit sur Il Campo, la place centrale de Siena. Heureusement, ce défilé a eu lieu lors de notre passegiata, alors nous étions aux premières loges.

Parade sur Il Campo

Parade sur Il Campo

Demain, journée plutôt libre dans Sienne. On va y réfléchir autour d’un verre de Rosso di Montalcino 2001 de Fuligni, acheté à l’enoteca du coin avec un super rabais.

Arrivederci!

Avventuri in Italia – Part I

Peu de messages au cours des derniers jours, nos journées sont bien remplies depuis notre arrivée en Italie et, comme on pourrait le deviner à partir de n’importe quel site web italien, les bonnes connexions à internet se font plutôt rares…

Lors du dernier post, nous venions de quitter Barcelone pour Pise et La Spezia, dans le but de visiter les Cinque Terre. Reprenons depuis le début, ça sera plus facile de suivre… Je vais séparer le tout en deux posts distincts.

Après un vol presque sans histoire vers Pise avec ClickAir (la filiale low-cost de Iberia, un peu moins minimaliste que Ryanair, tout de même…), nous sommes arrivés à bon port en Italie. Ensuite, transfert vers La Spezia par train, où nous passions les deux nuits suivantes (28 et 29 juin).

La Spezia est, d’après moi, une ville typique de ce que j’ai vue de l’Italie dans mes voyages. Ce n’est pas une orgie de monuments historiques à visiter comme Rome, ou un village perché sur une colline ou lotti dans une petite crique isolée. C’est plutôt un port assez industriel, pas glamour du tout, mais avec un joli centre-ville piétonnier (la ville fait près de 100 000 habitants). À 19h00, les gens sortent sur la rue principale et font la passegiata, la promenade avant d’aller souper. L’autre expression en italien pour cette promenade est « fare la bella figura » (littéralement, montrer un joli visage), les gens sortent et vont parader sur la place principale. Bien sympathique comme habitude…! En plus, c’était le festival des vins et des produits typiques de la Ligurie… C’est dur la vie…

Liguria da bere - La ligurie à boire... Sympathique...!

Liguria da bere - La ligurie à boire... Sympathique...!

La journée du 29 a été consacrée à la visite du parc national des Cinque Terre, cinq villages de pêcheurs, inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. Ces cinq villages sont réunis par le train ou par des sentiers à flanc de montagne. Nous avons décidé de commencer par le dernier village puis de revenir vers La Spezia par les sentiers, plutôt que de faire l’inverse, afin d’éviter les foules. Finalement, c’était la bonne décision.

Nous avons particulièrement apprécié le sentier entre Vernazza et Corniglia. Pendant 4 kilomètres entre la montagne et a mer, nous étions au milieu des oliviers, des vignes en terrasses et de la forêt ambiante de ce coin de pays. Heureusement, le ciel était un peu couvert, car il faisait assez chaud (~28-29 degrés), même avec le couvert nuageux.

Le port de Vernazza

Le port de Vernazza

Après notre retour sur Manarola (l’avant-dernier village), nous avons décidé d’aller dans l’arrière-pays, habituellement ignoré par les touristes, mais quand même inclus dans le parc national. Nous avons donc pris le minibus vers Volastra, situé sur les hauteurs de Manarola (~400 mètres au dessus du niveau de la mer). Le plan initial était de dîner à Volastra avant de redescendre par les sentiers vers Manarola. Or, arrivés en haut, les restaurants sont tous fermés, et le prochain bus est seulement à 16h00 (deux heures plus tard). Donc, descente par les sentiers, vers Manarola, soit environ 1.5 km d’escaliers en descente. Malgré tout, la vue était superbe et les cultures en terrasse méritent vraiment le détour.

Figues au marché de Monterosso

Figues au marché de Monterosso

Le lendemain, c’était le jour fatidique. Je devais prendre l’auto à Genova et conduire au milieu des Italiens. (Insérer musique dramatique ici.) Mais les péripéties ont commencé bien avant. Lors de notre arrivée à la station de La Spezia, nous sommes accueillis avec un message de Trenitalia: « Le train InterCity 504 vers Genova a été annulé. Nous nous excusons des désagréments. » S’en suit, la cohue au service à la clientèle et un voyage avec deux trains régionaux qui a duré 3 heures, au lieu d’un train direct prenant 1h10… La seule bonne nouvelle dans cette mésaventure est que les trains régionaux coûtaient 5 euros de moins…

Village de Manarola (Cinque Terre)

Village de Manarola (Cinque Terre)

En arrivant à Genova, nous avons pris possession de notre superbe Ford Fusion, fidèle compagnon de route depuis 2 jours maintenant. Il a été surnommé « Le Cube » et « Le Tracteur », ce qui vous donne une idée de son look et de ses performances routières.

Le plus dur de conduire en Italie, c’est de s’adapter à la voie non-officielle dans le milieu pour les scooters. Les autos collent la ligne à droite afin de laisser de l’espace au centre pour le passage de scooters. Si ce n’est pas fait, les scooters vont finir par se faire une place pareil, alors il est plus sage de laisser un espace. Sinon, ce n’est pas si pire que ça (non, je ne conduirais pas à Rome, Naples ou dans l’Italie du Sud. Mais bon… c’est un départ…).

Après deux entrées pour l’autoroute manquées, je me suis résolu à percevoir ça comme un signe et nous avons pris la route qui longe la côte Ligurienne, avant de piquer dans les terres pour arriver dans le Piemonte. Si la route sur la côte était en ligne droite avec passablement de traffic, la route dans les terres était complètement à l’opposé. Sinueuse à souhait, (heureusement) peu achalandée et panoramique au possible, la route régionale qui nous a mené vers Sinio m’en a fait voir de toutes les couleurs. Si je trouve une bonne connexion internet, je vous envoie un vidéo, c’est promis. Disons simplement qu’il ne faut pas avoir le coeur sensible et ne pas avoir peur des virages en épingle dans une route qui ne fait pas plus qu’une voie de large…

Riomaggiore, au coucher du soleil

Riomaggiore, au coucher du soleil

Au prochain épisode, les aventures de Geneviève et Julien dans le monde du vin. Pour vous donner l’eau à la bouche, nous sommes présentement dans notre B&B dans le barolo et c’est aboslument merveilleux…

Buona notte!