À la découverte du Vermont viticole

À deux heures au sud de Montréal, on pense au Vermont pour ses montagnes vertes, ses forêts et ses activités de plein air. Peu de gens s’y rendent toutefois pour prendre le pouls de cette jeune région gourmande. Retour sur trois jours de découvertes.

La garagista
La garagista

Bien que toute jeune, l’industrie vinicole a rapidement compris que le climat vermontais ne se prête pas bien à la culture des cépages “classiques”, vitis vinifera. Ils tablent plutôt sur l’émergence qualitative de nouveaux cépages hybrides, plus résistants au froid, pour la plupart développés à l’université du Minnesota au cours de la dernière décennie. Le seul cépage vitis vinifera dont on a entendu parler lors de la fin de semaine est le riesling, principalement pour dire que c’était pas facile…! Au lieu de ça, Marquette, La Crescent, Brianna, Louise Swanson, trois variétés de Frontenac font déjà partie des meubles.

Le Marquette est le cépage rouge qui semble donner les meilleurs résultats. Les styles varient, mais le point commun entre les cuvées les mieux réussies était une dose minimale (voire absente) de vieillissement en bois neuf. “We found out that it was very easy to over-oak Marquette”, nous confiera le vigneron Chris Granstrom chez Lincoln Peak. Le Marquette prend alors des jolies notes de fruits rouge et une acidité bien marquée. Le bois viendra parfois ajouter un peu de corps, mais plus souvent qu’autrement il viendra plutôt que masquer le fruit sans vraiment apporter quelque chose de plus à l’ensemble.

Ethan Joseph, winemaker chez Shelburne Vineyard
Ethan Joseph, winemaker chez Shelburne Vineyard

Pour se faire sa propre tête, on se rend chez Shelburne Vineyards en comparant leur marquette d’entrée de gamme avec le Reserve Barrel Select. Disponible pour plantation commerciale seulement depuis 2006, on ne sait pas exactement comment il va se comporter au vieillissement à long terme, mais l’avenir semble déjà prometteur.

En blanc, on trouve beaucoup de La Crescent, aux notes aromatiques florales prédominantes, qui rappelleront à certains le gewürztraminer. Ici par contre, beaucoup plus de disparité, la fraîcheur ayant tendance à disparaître rapidement et le vin vient un peu lourd. Les meilleurs exemples de La Crescent réussissent à trouver un équilibre avec une macération prolongée, sans se rendre tout à fait à l’étape du vin orange. Assemblé avec du Frontenac Gris chez Lincoln Peak, il donne la cuvée Limestone qui trouve ce délicat point d’équilibre. 

Au-delà de ces généralisations régionales, il y a toujours des producteurs qui savent s’élever du lot. C’est le cas de Deirdre Heekin et Caleb Barber, derrière La Garagista. La ferme de polyculture qu’ils exploitent au coeur des montagnes est un petit coin de paradis. Les douces montagnes s’étendent à l’horizon, les pommiers et poiriers entourent la maison et les jardins d’herbes aromatiques.

Pas de pesticides, pas de levures industrielles ni de mécanisation, beaucoup de soin et un véritable souci du détail font des vins de La Garagista les meilleurs de la région. Les pétillants naturels Ci Confonde, tant en blanc (fait de Brianna) qu’en rosé (vinifié avec du Frontenac gris) sont à la fois classiques et possèdent cette sensation d’appartenir totalement à leur environnement. Des vins particulièrement excitants, vivants et nullement complexés par l’utilisation de cépages hybrides: ils sont tout simplement délicieux. 

L’industrie viticole au Vermont est comme un nouveau-né. Bien qu’encore un peu fripée, on voit déjà qu’elle pourra grandir dans quelque chose de très beau. Reste qu’à lui donner un peu de temps et beaucoup d’amour.

Mes vins signifiants: Cuvée 64

La bouteille n’a pour étiquette qu’un petit bout de ruban identificateur : Cuvée 64 et est certainement une des bouteilles les plus intrigantes qui trônent sur mon étagère de vins signifiants…

Dans la bouteille, du chardonnay vinifié en 2009 chez Closson Chase, dans Prince Edward County, Ontario. Un chardonnay comme je les aime, avec une fraîcheur assumée, un taux d’alcool sous contrôle et une texture riche apportée par l’élevage dans une vieille barrique, mais sans jamais que le bois ne prenne le dessus. À l’aveugle, on pourrait penser à un Bourgogne de belle facture.

Cuvée 64
Cuvée 64

Autour de la table, forcément, mon ami Rémy Charest qui a vinifié cette barrique en 2009 et qui prend un malin plaisir à servir ces bouteilles à l’aveugle lorsqu’on s’y attend le moins. Il a tenu tête à l’aveugle à un joli Puligny-Montrachet récemment et fait une forte impression lors de la soirée BYOB à Tastecamp 2013 en Virginie.

Au total, 72 bouteilles ont été produites et plusieurs se sont retrouvées dans quelques restaurants montréalais et québécois. Celle-ci provient de la cave de chez Joe Beef et j’ai insisté pour garder la bouteille vide, pour la mettre en cave. Avec une si faible production, je vois comme un signe de bonne amitié le fait que j’ai pu goûter à ce vin à 6 reprises au cours des dernières années…

Cheers Rémy et au plaisir de déguster ensemble ce que tu vinifieras à l’avenir!

Destination: Niagara (Partie 1)

Lorsqu’on mentionne Niagara, on pense surtout aux chutes. La superbe région viticole située à un peu plus d’une heure à l’est de Toronto passe souvent deuxième, alors qu’elle fraye son chemin sur la scène mondiale pour autre chose que le vin de glace.

Première partie de ce retour sur deux journées de visite bien remplies à la fin novembre.

Pearl-Morissette

François Morissette est un vigneron qui refuse les étiquettes. Montréalais d’origine, formé en Bourgogne chez des domaines pas piqués des vers (Frédéric Mugnier, Henri Gouges et Roulot), il s’est établi dans la péninsule en 2007. Vin nature? Non, il y a trop de mauvais qui se fait sous cette dénomination pour vouloir y être associé, mentionne François. Disons plutôt non-interventionniste, vivant, cérébral et pragmatique. Sans compromis.

Pearl-Morissette
Pearl-Morissette

Lors de mon passage, j’ai pu goûter à tout ce qu’il y avait à goûter… Sur la vingtaine de bouteilles, seulement deux avaient des étiquettes…! La dégustation est devenue presque une séance de travail lorsque l’assisant winemaker Brent Rowland est passé et s’est joint pour donner son avis sur l’évolution de certains vins qu’on dégustait!

Les bouteilles dégustées avaient pour la plupart été ouvertes entre quelques jours et une semaine auparavant et aucun signe de fatigue à l’horizon. L’oxygène est amené assez tôt dans le processus de vinification, ce qui leur permet de mieux résister au vieillissement et à l’ouverture.

Les rieslings, contrairement à l’habitude en Ontario, sont sans sucre résiduel et sont tout à fait vifs, tranchants et minéraux. Ici, le Redfoot offre une belle introduction à ces rieslings fermentés dans des vieilles foudres alsaciennes, mais c’est la cuvée Blackball (voir ici pour le résumé de la saga) qui retient la vedette. Un grand riesling qui vieillira avec grâce dans les prochaines décennies.

En rouge, mon coeur va au gamay qui offre toute la soif que ce cépage peut amener, sans tenter d’imiter ce qui peut se faire en Beaujolais. Un vin glougloutant à souhait, qui prend tout de même son temps pour se livrer. Une belle réussite qui montre que le gamay a un bel avenir dans le Niagara.

Le cabernet franc est quant à lui beaucoup plus substantiel et, selon l’avis de plusieurs, est probablement le cépage qui se démarquera le plus dans la région. Celui de François Morissette permet de baser un argumentaire particulièrement convaincant dans ce sens.

On surveillera aussi dans le futur les vins élevés en qvevris, ces gigantesques amphores en terre cuite importées de Géorgie. La cuvée de chardonnay qui y est élevée est pleine de fruits et de vie, avec une petite touche tannique juste assez dépaysante, mais qui m’a rappelé de beaux souvenirs de voyage!

Pour visiter chez Pearl-Morissette, il faut obligatoirement prendre rendez-vous. Le domaine est représenté au Québec par Vinealis.

Stratus

Alors que chez Pearl-Morissette, on produit pour l’instant presque uniquement des vins en monocépage, c’est l’inverse qui se passe chez Stratus, où l’assemblage est roi. C’est au total 17 cépages différents qui sont cultivés sur les 25 hectares de la propriété, qui produit du vin depuis 2005.

Jean-Laurent Groulx devant le vignoble enneigé de Stratus
Jean-Laurent Groulx devant le vignoble enneigé de Stratus

Établi dans le Niagara depuis 25 ans, Jean-Laurent Groulx a vu toute l’évolution de la viticulture dans le Niagara. C’est l’appel de la liberté qui l’a retenu dans la région, où les vignerons ont la possibilité d’expérimenter avec des nouvelles idées chaque année et où le progrès n’est pas retenu par le poids de la tradition.

Ainsi, à chaque année, l’emphase est mise sur le Stratus blanc et le Stratus rouge, les deux cuvées phare du domaine. La composition de l’assemblage varie annuellement, au gré de ce qui est le plus convaincant dans une séance d’assemblage à l’aveugle.

En 2012, année chaude, le Stratus blanc est composé à presque à part égales de chardonnay et de sauvignon blanc (43% et 42% respectivement), complété par 15% de sémillon. Avec presque deux ans en barriques, le vin développe une ampleur impressionnante qui fait que cet assemblage bordelais prend des airs de vins du sud du Rhône. Très joli.

Le Stratus rouge 2012, quant à lui, est issu principalement de cabernet sauvignon (29%), cabernet franc (26%) et de merlot (26%), complété par du petit verdot (13%), du malbec (3%) et du tannat (3%). Un vin qui respire la grande classe et l’élégance et qui est bâti pour la table. Il va vieillir longtemps et avec grâce.

Cabernet Sauvignon sous la neige chez Stratus
Cabernet Sauvignon sous la neige chez Stratus

Le domaine produit aussi quelques rieslings, qui sont plus dans la norme de ce qui se produit en Ontario, avec une bonne dose de sucre résiduel. Qu’on aime – ou pas – le style, on doit conclure que ce sont des vins d’une très belle facture, autant le Moyer Road Riesling (une étiquette propre au Québec) que la gamme de Charles Baker, le directeur marketing de Stratus dont le projet personnel est vinifié ici.

Et le vin de glace, lui? Il trouve chez Stratus une expression plus fraîche, avec un peu moins de sucre résiduel et un peu plus d’acidité que la moyenne. Ça reste une gourmandise et comblera les amateurs de Sauternes à la recherche de nouveaux terroirs.

Stratus dispose d’une très grande (et particulièrement jolie) salle de dégustation ouverte au public. Rendez-vous sur leur site web pour valider les heures d’ouverture.

Jean-Laurent Groulx dans la salle de dégustation chez Stratus
Jean-Laurent Groulx dans la salle de dégustation chez Stratus

Stratus est représenté au Québec par réZin, que je remercie pour l’aide à l’organisation avec M. Groulx.

Mes vins signifiants: Heart and Hands

Tastecamp, c’est un événement annuel regroupant blogueurs vins et journalistes qui vise à faire découvrir une région peu connue du grand public en rencontrant et en goûtant autant que possible pendant trois jours. Un sprint de dégustations et de rencontres, qui permet de se forger une bonne idée du potentiel de la région visitée.

En 2011, lors de ma première présence à Tastecamp, le groupe a investi la région des Finger Lakes, dans l’état de New York, au sud du lac Ontario. Je me souviens avec plaisir de plusieurs dégustations, mais ce fût la dernière visite qui était de loin la plus marquante.

Heart and HandsSitué un peu à l’écart du cœur de la région, Tom et Susan Higgins ont établi leur vignoble sur la rive est du lac Cayuga à cause de l’affleurement de calcaire qui compose le sous-sol de la propriété. Leur objectif était clair : faire du pinot noir de classe mondiale.

Ils nous ont reçu dans la cave, porté un toast avec un mousseux fabuleux, puis mené une dégustation de tout leur portfolio, nous montrant clairement que leur objectif était en voie d’être atteint. Leur pinot, tant la cuvée d’entrée de gamme que le Barrel Reserve, ne veulent pas imiter ce qui se fait en Bourgogne et ne présentent pas ce profil racoleur qu’on retrouve souvent dans les pinots californiens. Bref, un vin typiquement newyorkais.

On est évidemment repartis avec quelques bouteilles, ouvertes soigneusement en bonne compagnie. Lors de la dégustation Nouveau Monde des Vinssignifiants, le Pinot Noir 2009 (la cuvée d’entrée de gamme!) a fait sensation. C’est en accueillant le printemps avec une bouchée d’esturgeon fumé que la bouteille de brut rosé s’est frayé une chemin sur l’étagère des vins signifiants. Quant au Blanc de Noirs 2008 qui nous avait été servi en apéro sur place, on s’en est fait expédier à notre hôtel lors de notre passage à New York en décembre dernier…!

Chaque bouteille de chez Heart and Hands est spéciale pour moi, nous ramène dans les Finger Lakes, dans la douce chaleur du mois de mai et dans la bonne humeur de Tom et Susan. Je suis d’ailleurs dû pour y retourner!

Prince Edward County

Situé à peine à peu près à mi-chemin entre Montréal et Toronto, le Comté de Prince Edward est en train de se faire un nom pour sa production vinicole. Principalement connu par les touristes pour la beauté de la plage de Sandbanks, une quarantaine de vignobles ont fait leur apparition depuis une quinzaine d’années. Leur plus grand atout: un sol argilo-calcaire et un climat idéal: un îlot de chaleur tempéré par la présence du lac Ontario. Reconnu par une appellation VQA en 2007, Prince Edward County est une des régions vinicoles les plus prometteuses au Canada.

Quelques vignobles à visiter

La majorité des vignobles est concentrée dans la partie ouest du County, autour de la petite bourgade de Hillier. On est rarement à plus de dix minutes d’un vignoble d’intérêt, alors pourquoi s’en priver!

Note: Il n’y a présentement pas de vins de Prince Edward County disponible sur les tablettes de la SAQ. Quelques cuvées de Norman Hardie se sont déjà frayées un chemin, mais elles sont toutes épuisées.

Grange of Prince Edward

Chez Grange of Prince Edward, on a eu la chance de se joindre à un groupe d’étudiants en sommellerie, en voyage de fin d’études avec mon ami (et leur professeur) Kler-Yann Bouteiller. On a ainsi eu la chance d’avoir une visite de près de deux heures, menée de main de maître par Maggie Belcastro, qui est impliquée dans les opérations du domaine en équipe avec sa mère Caroline Granger depuis près de 5 ans.

Dans les vignes, elle nous parle de son amour pour le gamay, qui pousse comme un charme dans le County et qui reste malheureusement un peu trop méconnu auprès des consommateurs, de son attachement pour la région et son sol si particulier. Elle fait aussi l’éloge de prendre son temps et de savoir où on s’en va; ici, les élevages sont (très) longs et le vin tient bon à cause de sa grande acidité naturelle. Lors de la dégustation, elle mentionne l’importance pour le domaine d’avoir plusieurs gammes de produits et de ne pas négliger l’entrée de gamme – qui se vend 15$ sur les tablettes de la LCBO – au profit d’une grosse cuvée dans les années où la nature est moins généreuse.

Bref, c’est sous le charme que je suis reparti avec 3 bouteilles de Gamay Select 2011, qui fut le produit s’étant le plus démarqué de tout ce qu’on a goûté cet après-midi là. Bonne nouvelle: on pourra se procurer le Cabernet Franc Select sur les tablettes de la SAQ au mois d’octobre prochain.

Les vins de Grange of Prince Edward sont disponibles en IP via Bambara Selection. 

Norman Hardie

Norman Hardie est un des vignerons les plus en vue de la région. Formé en Bourgogne et établi dans le County depuis 2003 après avoir vinifié en Afrique du sud, en Nouvelle-Zélande, en Californie et en Bourgogne.

Norman Hardie County Cabernet Franc
Norman Hardie County Cabernet Franc

On y produit des cuvées venant du County et certaines autres du Niagara, mais les fruits ne sont jamais assemblés puisqu’il cherche à démontrer le terroir particulier de chaque site (à l’exception de la « Cuvée L », une sélection des meilleurs fruits dans les meilleures années). Le chardonnay du County, élevé dans 12.5% de fûts neufs, allie avec précision minéralité et générosité. Le vin que j’ai préféré reste toutefois le Cabernet Franc, un coupe-soif assez efficace. Couplé avec une pizza tirée du four à bois du domaine, c’est tout simplement génial.

The Old Third

Ce domaine dont le premier millésime date de 2008 a un objectif clair: faire le meilleur pinot noir possible. Pour arriver à cet objectif, Bruno François et Jens Korberg ne ménagent aucun effort. Leur vignoble est très densément planté afin que la vigne se concentre sur les fruits plutôt que de faire pousser de la végétation inutilement, toutes les opérations sont faites manuellement et un soin particulier est pris

Le pinot noir est d’une profondeur remarquable et rivalise de complexité avec ce qui se fait de mieux sur l’échelle mondiale. Le millésime 2013 présentement en vente méritera quelques années de garde afin de révéler tout son potentiel. Une cuvée de Cabernet Franc est aussi en barrique et se montre particulièrement prometteuse. Frais et gourmand sans tomber dans les notes de verdeur qu’on retrouve parfois dans les vins issus de ce cépage, on voudra mettre quelques quilles de côté pour avoir beaucoup de plaisir dans 3-5 ans.

The Old Third produit aussi un cidre fait entièrement de pommes Golden Russet. Autant celui de Hinterland est frais et rafraîchissant, autant celui-ci est complexe et long en bouche. Une grande réussite! Les autres bulles produites sont tout aussi spectaculaires, un blanc de noirs qui a passé 36 mois de vieillissement sur lies et qui sera dégorgé sous peu. Encore une fois, finesse, longueur et complexité sont les mots d’ordre.

Un domaine ambitieux qu’il faudra assurément surveiller.

Hinterland

Lors de l’établissement de ce domaine en 2005, les propriétaires avaient une idée en tête: faire des vins qui étaient appropriés à ce que le terroir allait leur donner. C’est après trois ans qu’ils ont décidé de se consacrer uniquement à la production de vins mousseux. Ici, on utilise la méthode traditionnelle (comme en Champagne) ou Charmat (comme pour le prosecco) pour créer l’effervescence dans les vins.

Lors de mon passage, seulement trois produits étaient disponibles pour la dégustation, tous les autres étaient épuisés ou pas encore disponibles. On goûtera au Rosé méthode traditonnelle et n’hésitez pas à repartir avec une bouteille de cidre, craquant de fraîcheur, même si celui-ci n’est pas disponible pour la dégustation à cause de quantités trop limitées…

Hinterland mentionne être représenté au Québec par Société des Vins Fins. Au moment d’écrire cet article, le domaine n’était pas listé sur leur site. 

Closson Chase

Domaine réputé se spécialisant exclusivement dans la production de chardonnay et de pinot noir haut-de-gamme, Closson Chase fait aussi partie des pionniers. La première récolte date de 2004, aussi bien dire la préhistoire pour cette région! Depuis, Closson Chase s’est fait remarquer par la qualité constante de ses vins, qui sont malheureusement disponibles en trop faible quantité…

Vignes de Closson Chase
Vignes de Closson Chase

Du côté des blanc, on pourrait aisément se croire dans la Côte-de-Beaune à cause de la richesse qu’on ressent en bouche. Le pinot noir provenant des vignes du County montre un profil tout bourguignon avec un fruité bien présent et un bel équilibre. Je l’ai nettement préféré au KJ Watson Vineyard, issu du Niagara, qui se montrait généreux, au point où j’avais l’impression qu’il cherchait à impressionner un peu trop à mon goût.

Les vins de Closson Chase sont disponibles en IP chez Sélection Caviste.

Informations pratiques

Où dormir?

Si un des buts du voyage est de visiter des vignobles, choisissez de rester à Wellington. Petit village de 1700 âmes, on y retrouve plusieurs options (comme ici, sur Airbnb). Ceux qui veulent se gâter à l’hôtel choisiront de descendre au Drake Devonshire, nouvel hôtel-boutique sur le bord du lac. Il ne faut toutefois pas bouder son plaisir et profiter de ce superbe espace (et de sa vue sur le lac!) en allant au moins y prendre un verre.

La ville de Bloomfield est aussi un emplacement bien central qui permet de rayonner dans les vignobles aux alentours. Les B&B y sont nombreux et vous pourrez certainement trouver chaussure à votre pied.

Où manger?

C’est bien beau boire du bon vin, encore faut-il manger un peu…! Voici donc en vrac quelques adresses qu’on a pu expérimenter

  • Norman Hardie Winery: On y va pour les vins, mais aussi pour la pizza cuite sur le feu de bois du jeudi au dimanche.
  • Agrarian: Charmant petit bistro de Bloomfield avec un marché de produits frais et un petit bar au sous-sol. On y achète un panier de pic-nic pour aller manger au bord du lac!
  • East&Main: À Wellington, bistro sympathique offrant une jolie carte des vins de Prince Edward County et d’ailleurs. Pensez à réserver!
  • Drake Devonshire: On peut aussi aller manger au Drake et qu’on soit sur la terrasse ou dans la salle à manger, ça sera assurément très bon.