Le Salon des vins et spiritueux de Québec, c’est pour bientôt!

J’aime les années impaires: ce sont les années où se tient le Salon International des Vins et Spiritueux de Québec. C’est une occasion privilégiée de rencontrer des producteurs et découvrir des nouveaux vins, tout près de chez moi. Pour la 5e édition, le salon s’agrandit du tiers, pour 75000 pieds carrés de découvertes!

Cette année, le salon se tient du 28 au 30 avril, plutôt qu’à la mi-mars comme les années précédentes, afin de permettre à plus de producteurs de venir à Québec. En effet, les dates entraient en conflit avec ProWein, qui occupe depuis l’année dernière cette case du calendrier. La bonne nouvelle est que cette combinaison sera à l’avantage du salon de Québec pour les 10 prochaines années.

Le contenu détaillé sera disponible dans quelques jours, mais on sait déjà que le salon accueillera à la fois des pavillons représentant une région vinicole de même que des emplacements pour des agences d’importation plus petites, un équilibre habituellement assez difficile à obtenir. . On aura la chance de faire un tour d’horizon de la Rioja, qui auront leur propre bar à vin (on imagine déjà que des tapas y seront servis!), du Sud-Ouest, avec Alain Brumont en tête d’affiche, et du Péloponnèse. J’ai particulièrement hâte de faire le tour du pavillon grec, leurs vins faisant partie de mes coups de coeur depuis quelques années.

Si vous voulez découvrir des vins d’importation privée, il sera possible d’en acheter à la bouteille au lieu d’à la caisse. Deux kiosques de la SAQ seront sur place pour prendre les commandes et les bouteilles vous seront livrées par la suite, fort probablement en succursale, comme lors d’une commande standard. Il s’agit d’une occasion en or de profiter des découvertes faites lors du Salon.

Le salon fait aussi la part belle au spiritueux, avec un offre trois fois plus importante que lors de la dernière édition. Avec l’essor de la micro-distillerie, l’occasion sera belle pour découvrir des produits qui font tout juste leur apparition sur le marché.

Joli setting pour le dévoilement de la programmation du Salon des Vins de Québec 2017!

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Finalement, le volet gourmand sera plus développé cette année. Pour marquer le coup, la conférence de presse traditionnelle s’est transformé en dîner de presse. En se plaçant à la fin avril, le Salon des Vins de Québec coïncide avec le dernier weekend de Québec Exquis. Ainsi, on pourra complémenter la dégustation des vins au Pavillon du goût, mettant en valeur les régions de Charlevoix ainsi que Lotbinière et Bellechasse, de même qu’un bar à bouchées animé par les finissants de l’École Hôtellière de la Capitale, contribuant ainsi à former la relève dans le secteur!

Vivement la fin avril!

Coups de coeur au Salon 2015

Une fois par deux ans, le monde du vin se donne rendez-vous à Québec pour le Salon international des vins et spiritueux de Québec. La quatrième édition bat son plein cette fin de semaine et j’ai pu brièvement visiter le salon vendredi après-midi. Pour ceux qui planifient visiter samedi ou dimanche, voici en vrac quelques coups de coeur de cette édition 2015.

Commencez tout d’abord avec des bulles au kiosque de sélection oENo (kiosque 30) avec les Champagnes Ayala et Bollinger. Le Ayala rosé est une valeur sûre pour démarrer le salon en beauté. Sinon, chez Les Contrebandiers (kiosque 45), le cava Marrugat Brut Reserve Bio est à ne pas manquer.

Paulina Gendrier du Domaine des Huards
Paulina Gendrier du Domaine des Huards

Poursuivez avec une série de blancs bien vifs au kiosque des vins d’Autriche (kiosque 60). Le Grüner Veltliner est un cépage qui gagne à être découvert, surtout qu’il offre un rapport qualité-prix particulièrement intéressant. Goûtez-en plusieurs côte-à-côte pour voir toute l’étendue que ce cépage peut offrir. Mes préférés? Sous 20$, on y va avec le Fritsch, tout juste au-dessus à 24$ avec le Alzinger Frauenweingarten et, pour se gâter, avec le Alzinger Loibenberg, la Rolls-Royce du Grüner.

Rendez-vous ensuite au kiosque de la QV (kiosque 37), pour le vin que j’ai préféré de tout ce que j’ai goûté. Représenté par Paulina Gendrier, le domaine des Huards présente 4 vins, tous disponibles à la SAQ. Une mention spéciale aux deux romorantins, ces vins blancs qui allient avec précision ampleur en bouche, longueur et précision. Goûtez d’abord au Romo 2010 puis passez au François 1er 2008 pour voir ce dont est capable ce cépage lorsqu’il est placé dans des mains compétentes. Fait avec les vieilles vignes du domaine âgées d’environ 75 ans, on se demande pourquoi il se vend que 24$… « On pratique des prix honnêtes…! » mentionne Mme. Gendrier. Le mot honnête est tout à l’avantage du consommateur ici!

Agnès Dewé de Launy du Domaine Meix-Foulot
Agnès Dewé de Launy du Domaine Meix-Foulot

Pour les amateurs de belle Bourgogne, passez voir Angès Dewé de Launay au kiosque de La Fontaine Vins et Liqueurs (kiosque 28). Le domaine Meix-Foulot, établi à Mercurey présente au Salon Mercurey blanc et rouge ainsi que trois Mercurey 1er crus. Pour comprendre toute la complexité de cette région mythique, ne manquez pas Les Veleys et Le Clos du Château de Montaigu, deux parcelles contiguës mais qui présentent des vins au profil tout à fait différent.

On continue chez Univins (kiosque 39) pour goûter aux vins du domaine Gayda. Le Flying Solo rouge vous convaincra que l’importation privée n’est pas seulement l’affaire de vins chers et haut-de-gamme. Pour 14$, on a ici un bien sympathique vin de semaine. Puisqu’on peut acheter à l’unité au Salon, l’occasion est belle pour faire le plein. Mais il faut surtout goûter à son grand frère, le Figure Libre Freestyle 2012, qui fera son apparition sur les tablettes de la SAQ dans quelques semaines. Une enième preuve qu’on peut allier générosité et fraîcheur dans le même vin et, pour 22$, trouvera certainement une place de choix dans ma cave.

Planifier sa visite au Salon des Vins de Québec 2015

Du 13 au 15 mars prochain, le Salon international des vins et spiritueux de Québec battra son plein. C’est évidemment l’endroit idéal pour faire le plein de découvertes et d’essayer des vins que vous ne connaissez pas nécessairement. En plus, cette année, il sera possible pour la première fois d’acheter les vins offerts en importation privée à l’unité, plutôt qu’à la caisse comme à l’habitude, un peu à l’image du programme Cliquez, Achetez, Ramassez annoncé par la SAQ récemment.

salondesvins

Ce qui est toutefois le plus intéressant des Salons des Vins est la possibilité de rencontrer les vignerons et de discuter avec eux. Puisqu’il est certain que vous ne pourrez pas tout goûter, cherchez à privilégier les rencontres avec ceux qui sont derrière le vin. Le Salon des Vins rend disponible la liste des représentants qui seront sur place lors du salon, voici quelques rencontres choisies.

François Chartier aura son kiosque (le 13) et sera présent sur place. C’est l’occasion d’aller jaser avec un passionné de bouffe et de vin, qui s’arrête difficilement une fois lancé. Ça sera aussi l’occasion de goûter aux bières de Glutenberg (kiosque 14) avec qui il a collaboré. Des bière originales, qui se comportent particulièrement bien à table et qui méritent d’être découvertes (pour plus que des bières sans gluten).

Chez Sélection InVINcible (Kiosque 20), ne manquez pas le passage de Ghislain de Longevialle, qui produit le Beaujolais Quintessence dont j’ai parlé dans mon dernier billet. Quelqu’un qui fait vieillir du Beaujolais 6 ans en foudre avant sa commercialisation ne peut qu’avoir pas mal de jasette…! Au même kiosque, Anthony Jaume sera présent pour faire découvrir les vins du Domaine Jaume, établi dans le Rhône méridional. J’avais bien apprécié le Côtes-du-Rhône fait en collaboration avec François Chartier et j’ai hâte de découvrir le reste du portfolio.

Les vins Alain Bélanger (Kiosque 36)  nous amènent Jean-Pierre Colas de 13th Street. Sur les tablettes de la SAQ, on n’a qu’un Chardonnay de la maison, mais le pinot noir Essence 2010 goûté l’an dernier m’avait renversé. En souhaitant que ce sympathique vigneron en ait quelques exemplaires dans ses valises!

Alain Rochard du Domaine du Loup BLanc
Alain Rochard du Domaine du Loup BLanc

On poursuit la visite chez Réserve et Sélection (Kiosque 65) en allant rencontrer Alain Rochard pour déguster les produits du vignoble du Loup Blanc ou lui jaser de son nouveau bar à vins le Rouge Gorge, qui vient d’ouvrir à Montréal. Ses vins font toujours un hit sur les tablettes de la SAQ, profitez-en pour aller en discuter avec lui!

Finalement, chez La QV (Kiosque 37), il est impératif de découvrir les produits de la ferme apicole Desrochers, qui sera représentée par Géraud Bonnet. Sa Cuvée de la Diable est de loin le meilleur hydromel que j’aie goûté et en bluffera plusieurs si vous décidez de le servir à l’aveugle. Ça vous laissera aussi un beau petit goût mielleux sur le chemin du retour vers la maison, ce qui en soit est plutôt agréable!

 

Pieropan Soave Calvarino 2009

C’est une expérience dont je vais me souvenir très longtemps. Au Salon des Vins de Québec en 2011, tout frais (!) débarqué de l’avion en revenant de la Chine, j’arrive au kiosque d’Enotria pour y rencontrer Andrea Pieropan, du domaine familial du Veneto que j’apprécie tout particulièrement.

Je ressors alors mon italien des grands jours et on déguste la gamme des produits qu’il avait de disponible. On discute des vignobles de la famille, des cuves de béton utilisées pour les fermentations (parce que l’inox, ça donne un goût particulier au vin… Le béton est plus neutre), des débuts du domaine dans l’univers du vin rouge avec le Ruberpan, dans un joyeux mélange d’italien et d’anglais.

Après une dizaine de minutes, une dame s’approche et on se rend compte assez rapidement qu’elle ne parle pas du tout anglais et que tous les représentants de l’agence sont occupés ailleurs. Je m’offre doc comme traducteur improvisé, du français vers l’italien pour une dizaine de minutes. Avant mon départ du kiosque, Andrea pige sous la table et me fait goûter un vin ouvert la veille, pour la journée médias.

Dans le verre, complexité, profondeur, évolution certaine, mais fraîcheur et vitalité aussi. Je suis resté surpris lorsque j’ai su que ce qui m’avait était servi était le Soave Classico du millésime… 1995! Je me doutais bien que ces vins savaient vieillir avec grâce, mais j’en ai eu la confirmation à ce moment.

J’ai donc tenté d’en encaver un peu pour tâter moi-même du vieillissement de ce vin. Toutefois, le plus difficile à faire est de résister à ouvrir une bouteille lors d’un repas de fruit de mer… J’ai réussi à résister près d’un an à conserver une bouteille de Calvarino 2009, mais lorsque j’ai vu passer des crabes dans la cuisine, la tentation était trop forte.

Pieropan Soave Calvarino 2009

On y retrouve un nez d’agrumes avec un petit côté salin était particulièrement invitant. En bouche, avec cette garde de près d’un an, l’acidité s’était tranquillement assagie, mais demeurait toutefois bien présente. C’est un exemple parfait d’un vin droit, intense et focused. Cette acidité laisse un agréable désir d’en reprendre une autre lampée, encore plus avec le beau temps qui commence à faire son apparition.

Décidément, le plus difficile avec ces vins, c’est d’en garder… Je devrais envisager de les stocker à l’extérieur de chez moi, question d’éloigner la tentation…!

Note: C’est présentement le millésime 2011 qui est sur les tablettes. On retrouve aussi quelques exemplaires du 2010 en format magnum, dans une bouteille particulièremet jolie, d’ailleurs. 

À vos iPhones, Delectable est là

Amateurs de vins et de technologie, soyez bien attentifs, cette application pourrait bien révolutionner la manière dont vous gardez trace des vins que dégustez.

Delectable LogoIl s’agit de Delectable, une application disponible pour les appareils iOS sur le App Store tout à fait gratuitement. Le principe est fort simple: on prend une photo de l’étiquette du vin en y ajoutant un commentaire personnel et une note (représentée par un slider qui va d’un bonhomme heureux à un bonhomme dégoûté) et le désormais classique partage sur Facebook, Twitter et Instagram.

Là où Delectable est spectaculaire est que les vins dans la photo sont automatiquement identifiés après quelques minutes d’analyse. Comment? Je ne sais trop, mais les résultats sont impressionnants. Depuis le début de l’année, la seule erreur qui a été commise est le mauvais millésime sur un frappato sicilien, que j’ai pu signaler et qui fut corrigée rapidement.

DelectableAu dernier Salon des Vins de Québec, exit le cahier de notes, bienvenue à Delectable. J’ai pu prendre des notes directement, sans se soucier à savoir comment épeler correctement le nom d’un obscur producteur allemand pour le retrouver plus tard, ou pour garder une trace des différentes parcelles bourgignones.

Delectable a même réussi à identifier correctement le Riesling 2011 du vignoble de Ste-Pétronille, dont c’est la première année de commercialisation et qu’un nombre très faible de bouteilles a été produit.

On peut aussi suivre ce que d’autres utilisateurs mettent sur Delectable, se monter en quelques clics une wishlist et, pour les utilisateurs aux États-Unis, il est même possible d’acheter le vin directement à partir de l’application. Lorsque connecté à un compte Facebook ou Twitter, Delectable détecte nos amis qui utilisent l’application et nous offre de les ajouter à notre liste de suivi.

Je vous invite sur Delectable (j’y suis inscrit comme Julien Marchand). Suivez-moi et on pourra se monter une belle petite communauté de trippeux de vin et j’ai bien hâte de voir ce qu’il y a dans votre verre!

Je le répète, c’est gratuit (à condition d’avoir un iPhone ou un iPod Touch) et c’est tout simplement génial…