Le Camp du Goût et le Camp de la Bouffe

13 janvier 2012

Le printemps prochain sera occupé, avec deux évènements qui s’annoncent particulièrement intéressants.

Dans un premier temps, le 27 et 28 avril, j’assisterai à la toute première édition du FoodCamp de Québec. Initié par Francis Laplante du blog Tranchedepain, le Foodcamp se veut une journée d’ateliers et de découvertes culinaires.

Pour l’instant, le programme détaillé n’est pas connu, mais on annonce déjà le concept de trios composés d’un producteur d’aliments de base, d’un transformateur (restaurateur, chef, charcutier, etc.) et d’un producteur de boissons, alcoolisées ou non. Avec un peu de créativité, chaque trio devra mettre ses produits et son imagination en valeur plutôt que de bêtement passer au travers de la gamme de produits. J’aime bien cette idée et j’ai hâte de voir comment elle sera mise en pratique!

Les 100 premiers billets pour le Foodcamp sont en vente depuis hier au coût de 35$ en prévente pour passer à 45$ lors de la vente régulière. La journée se déroule au Château Laurier, au coeur du Vieux-Québec. Le lieu est particulièrement bien choisi puisque j’y ai admirablement bien mangé en décembre dernier lors du party de Noël du bureau…!

Une virée en Virginie

La fin de semaine suivante, c’est dans la région de Washington que je vais me trouver, pour la quatrième édition de Tastecamp. Après une édition dans les Finger Lakes et une autre dans le Niagara, c’est le nord de la Virginie qui sera cette fois-ci investi par des blogueurs vinicoles de tous azimuths, afin de découvrir cette région méconnue.

Pour ma part, je n’ai jamais bu de vins provenant de cet état et la SAQ compte présentement deux vins de la Virginie. La découverte sera donc maximale et j’ai aussi bien hâte de revoir des visages connus, provenant des éditions précédentes. Vous en entendrez parler sur ce blog c’est certain!


Mes résolutions vinicoles 2012

3 janvier 2012

Eh oui, déjà une année de plus derrière nous… Parmi les traditions qui reviennent année après année, les résolutions de la nouvelle année sont un must. Les pubs de remise en forme et d’exerciseurs sont de retour sur nos écrans, ce qui devrait nous porter à nous questionner sur comment on veut orienter nos décisions vinicoles pour l’année qui s’en vient!

Photo: Fr Antunes, flickr

Photo: Fr Antunes, flickr

Boire moins, mais mieux

Récemment, on a ouvert un vin qui avait été acheté afin de combler une caisse à la SAQ Dépôt. Nous ne l’avons pas aimé du tout, il s’est avéré être un concentré de 2×4, tout à l’opposé du type de vin que j’apprécie. La leçon que cette bouteille nous donne est qu’il faut mieux choisir ce qu’on met dans notre verre.

La vie est trop courte pour boire du vin que je n’aime pas. En 2012, je veux mieux choisir ce que je décide mettre dans mon verre.

Participer à plus de dégustations

C’est souvent lors de dégustations en groupe qu’on fait les plus belles découvertes, qu’on n’aurait pas pu faire autrement. Avec des comparses inventifs, curieux et passionnés, on peut alors sortir de notre zone de confort et ouvrir des fioles qui seraient autrement restées sur les tablettes de la SAQ.

Que ce soit participer plus avec la gang de Québec de Fouduvin.ca ou partir un petit club de dégustation avec des amis, je veux créer plus de ce genre d’occasions en 2012.

Acheter des vins en plusieurs exemplaires

Dans ma cave, on retrouve plusieurs bouteilles en exemplaire unique. Malheureusement, ceci implique qu’il ne m’est pas possible de suivre l’évolution d’un vin dans le temps. Il est temps que ça change! Après avoir effectué la recherche nécessaire sur le vin et idéalement après l’avoir goûté (voir prochain précédent!), je dois en acheter plus d’une copie afin de ne pas se sentir mal d’en ouvrir une rapidement alors qu’on laisse les autre filer pour quelques années.

Découvrir ce qui se fait tout près

Comme j’ai plu l’expérimenter à TasteCamp en mai dernier, il se fait du très bon vin chez nos voisins ontariens. Toutefois, ils sont trop peu représentés dans ma cave. La SAQ recense 96 vins ontarien dans son portfolio, ce qui est trop peu à mon avis. La découverte ne sera pas facile, mais je me devrai de tirer parti de toutes les opportunités que j’aurai.

Écrire plus et, surtout, mieux

Au cours de 2011, j’ai publié 38 articles sur Chez Julien, sur une base plutôt irrégulière. Toutefois, avec près de 8000 visiteurs au courant de l’année (~20% de plus que l’année dernière!), je suis encouragé à redoubler d’efforts. Cette année, je souhaite devenir un meilleur blogueur à la lumière de ce que Richard Auffrey demande à tous de faire.

De votre côté, vous allez prendre des résolutions pour l’année qui vient? Si oui, je serais bien intéressé à les connaître!


Washington et Oregon vinicole à Montréal en Lumière

30 novembre 2011

À chaque année, le festival Montréal en Lumières fait le bonheur (ou l’envie) des foodies du Québec. Cette année, le volet vin se concentre sur les vins de Washington et de l’Oregon.

Parmi la douzaine d’événements qui compose ce volet, on note particulièrement la visite de Sean Boyd de Rôtie Cellars chez Les Cons Servent et au Pullman ainsi que celle du Domaine Drouhin Oregon chez Renoir.

Les vins de Rotie Cellars récoltent régulièrement des critiques élogieuses et une bouteille ouverte l’an dernier lors de TasteCamp en avait impressionné plusieurs. Quant au Domaine Drouhin, leurs vins peuvent convaincre à peu près n’importe qui qu’il se fait du pinot noir de très haut niveau dans le nord-ouest des États-Unis.

Est-ce que ces activités seront suffisantes pour nous faire conduire jusqu’à Montréal pour ue soirée? Je ne sais pas, mais je me croise les doigts secrètement pour que certains vignerons fassent le détour jusqu’à Québec!


Le petit vin de la coop…

2 août 2011

Sur le blog de la SAQ, on parle récemment des vins produits par des coopératives de producteurs, qui sont souvent dénigrés par les amateurs. Plusieurs coopératives ont une historique de privilégier les rendements plutôt que la qualité dans le choix de ses raisins. Toutefois, cette impression est en train de changer, car certaines coop ont raffiné avec un souci du détail plus important de manière à conserver les caractéristiques du terroir même si les raisins proviennent de plusieurs producteurs différents.

Ma coopérative préférée est sans contredit les Produttori del Barbaresco. Provenant du nord-ouest de l’Italie, le Barbaresco se tient habituellement dans l’ombre de son grand frère Barolo. Les deux régions produisent des vins à base de nebbiolo, selon des techniques similaires, avec une différence au niveau du terroir dans lequel poussent les vignes. Situé près de la rivière Tanaro, le Barbaresco est généralement reconnu pour produire des vins un peu plus approchables en jeunesse que ceux produits 15 km plus au sud…

Produttori del Barbaresco - Langhe Nebbiolo

Produttori del Barbaresco - Langhe Nebbiolo

Les Produttori produisent à chaque année environ 420 000 bouteilles, provenant uniquement de nebbiolo. Ils divisent leur offre en trois gammes: le Langhe Nebbiolo, provenant de jeunes vignes, le Barbaresco DOCG, un assemblage des diverses parcelles et une variété de cuvées parcellaires, produites dans les meilleures années.

Présentement disponible à la SAQ pour la modique somme de 22.15$, le Langhe Nebbiolo est une merveilleuse introduction au style de vin produit dans le Piedmont, sans avoir à dépenser une fortune. Un nez typique de roses et de goudron, des tannins fermes et structurés (mais pas nécessairement agressifs, puisque les vignes sont jeunes) et des notes de cerise et de réglisse en finale. Vous vous en douterez, on doit aimer le vin qui ne goûte pas que les sempiternels petits fruits rouges… Le 2008 est le meilleur vin de 22$ que j’ai goûté, alors que le 2009 vient tout juste de prendre domicile dans la cave.

Le Barbaresco DOCG 2006 a recueilli tous les fruits provenant des vignobles habituellement vinifiés indépendamment et une bouteille ouverte cet été par l’ami Rémy Charest m’a convaincu de laisser dormir encore mes bouteilles pour un peu plus longtemps. Par contre, je ne dis pas que je ne me laisserai pas tenter lorsque j’aurai un viande de qualité à griller sur le BBQ…


Des bières pour l’été

3 juillet 2011

L’été, sur la terrasse, avec des amis autour du grill, le cépage de prédilection est souvent le houblon… Au-delà de la p’tite frette, le monde des bières est vaste et souvent trop peu exploré. Avec des amis, après une sélection à la SAQ et au Dépanneur de la Rive, on s’était donné rendez-vous autour d’une table pour découvrir des bières du Québec, des États-Unis et d’Europe. Je vous présente ici mes coups de coeur de la soirée, que je vais certainement racheter dans le futur.

Shipyard Brewry – IPA

Nous provenant du Maine, cette India Pale Ale se présente sans l’excès d’amertume qu’on retrouve dans certaines IPA. Certains lui reprocheront son manque de caractère, je trouve plutôt que cette amertume bien balancée par un côté floral et enjôleur ajoutent à son côté digeste. Elle est disponible à la SAQ, dans la plupart des succursales Sélection. Si vous êtes dans le passage dans le Maine cet été, soyez à l’affût des caisses dégustation de Shipyard, leurs autres produits sont aussi bien intéressants.

Shipyard - India Pale Ale

Shipyard - India Pale Ale

À l’abri de la Tempête – Terre Ferme

Plus près de chez nous, À l’abri de la Tempête brasse de bien belles bières aux Îles-de-la-Madeleine. Comme preuve, cette Terre Ferme, qui donne un portrait fidèle des Îles. On y retrouve le goût du large, des grands espaces, un peu d’épices, de fruits et d’herbes fraîches. L’amertume est bien dosée et vient en renfort de la structure du houblon. Achetée au Dépanneur de la Rive, la seule chose qui me retient d’en acheter plus souvent est qu’elle est plutôt chère, près de 8$ pour une bouteille. Pour découvrir ce qui se fait de mieux au Québec dans le domaine brassicole.

Terre Ferme - À l'abri de la Tempête

Terre Ferme - À l'abri de la Tempête

Brasserie Dunham – Vin d’orge 2010

Dans les Cantons de l’Est, la Brasserie Dunham offre des produits assez novateurs. En plus de quelques IPAs, ils produisent en quantité limitée une bière millésimée lors de la récolte du houblon. Le vin d’orge 2010, produit à hauteur de 720 bouteilles, est une bière de repas, sérieuse et assez complexe. On servira cette bière cet été à la fin du repas, en digestif, afin de sortir certains convives de leur zone de confort. Avec un taux d’alcool de 9.3% (mais qui n’est toutefois pas dérangeant), on obtient une bière avec une texture assez épaisse qu’on sirote lentement.

Brasserie Dunham - Vin d'orge 2010

Brasserie Dunham - Vin d'orge 2010

Vous avez des coups de coeur dans le monde des bières? Je suis curieux et ouvert à toutes les suggestions!