Calendrier de l’avent – Araucano Reserva Syrah 2015

Un retour sur mon année de dégustation sous forme de calendrier de l’avent vinicole. 

Parfois, on a aussi besoin de vin qui en donne pas mal pour les peu de sous qu’on décide d’investir dans trois quarts de litre de jus de raisin fermenté. À cet effet, le Syrah Reserva de Hacienda Araucano 2013, une propriété de François Lurton, montre qu’on peut faire de très bons choix sous la barre des 11$.

Hacienda Araucano Syrah Reserva (Photo: SAQ.com)
Hacienda Araucano Syrah Reserva (Photo: SAQ.com)

Ce n’est pas un vin compliqué, mais il n’est pas simpliste pour autant. Les fruits rouges dominent, mais on sent bien les épices de la Syrah et une touche apportée par un peu d’élevage en barrique, sans toutefois que ça ne prenne toute la place.

Servez-le légèrement rafraîchi pour mettre de l’avant son côté fruité et jovial. Il accompagnera bien à la fois le pâté à la viande du mardi soir, le roast beef du samedi, ou l’ami qui croit tout connaître sur le vin.

Parce qu’être un amateur de vin, c’est aussi être conscient que la qualité peut se trouver à tous les niveaux de prix et la reconnaître lorsqu’on la trouve dans notre verre.

Calendrier de l’avent – Birichino Besson Vineyard 2014

Un retour sur mon année de dégustation sous forme de calendrier de l’avent vinicole. 

Cette bouteille a fait partie de l’accord mets-vins le plus mémorable de l’année.

Dans le coin droit,  une recette tirée de chez Curieux Bégin, un ragoût d’agneau aux haricots, tiré de la tradition libanaise et présentée par Racha Bassoul. Une recette familiale dans son esprit, qui ne demande pas plusieurs heures de pré

Dans le coin gauche, le Besson Vineyard Vieilles Vignes de Birichino.

Déjà, en soi, le vin est spécial. Il est tiré du vignoble Besson, un peu au sud de San Francsico, où pousse des vignes de grenaches plantées en 1910. Alex Krause et John Locke, qui ont eu la chance de travailler ce vignoble chez Randall Grahm, ont lancé Birichino en 2008 et ont pu continuer à vinifier ces fruits d’exception. Et ils le font de main de maître, avec finesse et doigté. Du côté technique, les fermentations se font avec des levures indigènes, le vieillissement en barriques usagées et embouteillé sans filtration.

Pour goûter à un bon exemple de la nouvelle vague californienne, sans trop casser le cochonnet (ça peut être pas mal cher, la Californie…!), ce vin est certainement une des bonnes options sur les tablettes de la SAQ.

Vieux plant de granache de Besson Vineyard (Photo: Birichino.com)
Vieux plant de granache de Besson Vineyard (Photo: Birichino.com)

C’est toutefois lorsqu’on a mis les deux ensemble que la magie a véritablement opéré. La fraîcheur du vin venait ajouter une couche d’éclat aux haricots du ragoût, le sept-épices libanais résonnait avec celles perçues dans le vin. Il n’aurait pas fallu opter pour un vin beaucoup plus costaud, je crois que l’accord fort probablement aurait été moins réussi.

Calendrier de l’avent – Morgon Lapierre 2015

Un retour sur mon année de dégustation sous forme de calendrier de l’avent vinicole. 

À son arrivée sur les tablettes de la SAQ en 2010, le Morgon du mythique Marcel Lapierre avait fait courir les foules et les 1800 bouteilles offertes s’étaient toutes écoulées en moins de 24 heures. Et pour cause, c’était la première fois que le vin élaboré par cette figure de proue du vin nature était offerte en succursales (c’était en IP avant). Pour lui, ce n’est pas compliqué: le vin doit être fait à 100% de jus de raisin.

En rétrospective, ceux qui ont pu mettre la main sur une (ou plusieurs) bouteilles ont pu mettre la main sur la dernière cuvée vinifiée par Marcel, décédé à la fin des vendanges 2010. Le domaine a depuis été repris par son fils Mathieu et sa fille Camille, dans la plus transparente continuité, pour le plus grand bonheur de tous.

Depuis, la frénésie s’est un peu calmée, mais les bouteilles de Morgon ne traînent jamais longtemps sur les tablettes. Au moment d’écrire ces lignes, il y en a dans une trentaine de succursales de la province, et deux magnums à Québec.

Je mets au défi de prendre une photo de cette bouteille, mais pleine. Tellement de glouglou dans 750 ml.

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Pourquoi payer plus d’une trentaine de dollars pour un Beaujolais? Qu’est-ce qui rend ce vin si spécial? On est en présence ici du vin de soif et de partage par excellence. Le fruit est pur, l’équilibre est exceptionnel et on le boit à grandes lampées. Avec un plateau de saucissons et quelques bons amis, vous regretterez rapidement de ne pas avoir acheté une deuxième bouteille ou un plus gros format!

5 adresses gourmandes à Lévis

La ville de Lévis est souvent considérée comme étant simplement ce qui se trouve de l’autre côté du fleuve St-Laurent. Toutefois, lorsqu’on traverse pour profiter de la meilleure vue sur Québec (ou pour profiter des charmes tranquilles du Vieux-Lévis), on peut aussi en profiter pour se laisser guider par son ventre.

Boutique le Fridge

Les raisons de se rendre au Fridge sont nombreuses. On s’y rend d’abord pour acheter des bières de microbrasseries à partir de leur vaste sélection. Les propriétaires étant de véritables passionnés, on y retrouve souvent des cuvées à tirage limité. On reste ensuite pour le super café et les petits sandwichs faits avec des produits de qualité si on y est sur l’heure du dîner.

Le Fridge - Bière et Cafés
Le Fridge – Bière et Cafés

39 Route du Président-Kennedy, Lévis

Barbacoa

Si vous ne connaissez pas (encore) le Barbacoa, c’est un gros manque qu’il faudra adresser rapidement. Il s’agit selon moi du meilleur BBQ à Québec, voire même plus. Le plus difficile, c’est de faire son choix entre la poutine au pulled pork, les côtes levées et le trio de mini burgers de viande effilochée, le tout sortant directement de leur fumoir! Tout est bon, on peut y aller sans craintes de faire un mauvais choix. On quitte le ventre bien plein en se disant qu’on se doit de revenir!

Barbacoa (Source Photo: Barbacoa)
Barbacoa (Source Photo: Barbacoa)

Si vous ne passez pas à Lévis, gardez l’oeil ouvert pour le passage de leur food truck dans un événement près de chez vous, à commencer par le BBQ Fest du 17 au 19 juin.

5994 rue Saint-Laurent, Lévis

Corsaire

Sur le bord du fleuve, avec une terrasse qui donne une vue imprenable sur Québec, le Corsaire est le repaire de choix pour aller prendre une bière entre collègues à la sortie du bureau. On regarde le soleil descendre sur la ville depuis la terrasse, avec une Galère ou une Kirke, c’est plutôt idéal. On y mange très bien, avec un menu étonnamment varié pour un pub. La soirée peut s’étirer ensuite sans problèmes avec un John Lee Hooker: One Bourbon, One Scotch, One Beer!

De plus, on retrouve de plus en plus leurs bières dans les dépanneurs spécialisés.

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5955 Rue Saint-Laurent, Lévis

Café la Mosaïque

Manger au Café la Mosaïque, ça fait du bien. Non seulement les sandwichs et autres petits plats préparés sont vraiment bons, le café est une entreprise d’économie sociale qui veut offrir à la communauté un lieu de rassemblement et d’échange. Le tout est fait avec des produits bios et équitables, tout à fait en ligne avec la philosophie de l’endroit. Lors de votre visite, payez au suivant en offrant un café ou une soupe en attente, qui pourra certainement profiter par la suite à quelqu’un qui en aura besoin!

La Mosaïque
La Mosaïque

5727 rue Saint-Louis, Lévis

Chocolats Favoris

Difficile de parler de bouffe à Lévis sans mentionner Chocolats Favoris. Cette institution lévisienne a pris une expansion phénoménale au cours des dernières années. L’adresse originale dans le Vieux-Lévis est toujours noire de monde, dès que le beau temps se pointe le bout du nez. Au delà de la crème glacée molle trempée dans le chocolat, la section chocolaterie « classique » vaut aussi le détour et comblera certainement de bonheur les dents sucrées.

32 avenue Bégin, Lévis

J’ai la tête en Loire et le coeur en Bourgogne

Les vignerons du nord de la France, principalement en Bourgogne et en Loire, se souviendront longtemps de la nuit du 27 avril, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons.

La température est descendue significativement sous le point de congélation alors que les vignes avaient débourré, tuant au passage une bonne partie de la future récolte. Les détails plus précis des pertes seront connus dans le courant de la semaine prochaine, mais déjà, les producteurs sont pessimistes. Les images des bougies allumées dans les grands crus de Chablis sont particulièrement saisissantes. On voit surtout les efforts sans relâche de ces artisans qui tentent de sauver leur récolte.

En Bourgogne, Chablis, la Côte de Beaune rapportent les plus grosses pertes, de 90% à 100% selon les parcelles et le millésime 2016 est sérieusement compromis. Après les épisodes de grêle de 2012, 2013 et 2014, c’est avec des volumes encore réduits que les producteurs devront composer. En Loire, Bourgueil et Montlouis semblent avoir principalement souffert.

Vignoble de Beaune
Vignoble de Beaune, sous des jours meilleurs

Plutôt que de partager plus d’images de désolation dans les vignes françaises, je préfère plutôt suggérer d’encourager les producteurs des régions touchées. Le tire-bouchon comme arme de solidarité, on aime ça.

Sortez une bouteille d’Épaulé Jeté de Catherine et Pierre Breton ou de La Coudraye de Yannick Amirault pour goûter à tout ce qu’on peut faire de bien avec le cabernet franc. En blanc, délectez-vous de la richesse du chenin blanc avec les vins de Jacky Blot. Finalement, gâtez-vous en Bourgogne avec toute la finesse des vins de Chambolle-Musigny, qu’ils proviennent de David Duband ou de Michel Gros.

Amis vignerons, on ne lâche pas et on est de tout coeur avec vous.