Archives mensuelles: juin 2009

Un saut de puce à Paris

Paris!

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Notre escale à Paris tire à sa fin. Peu de temps pour écrire sur le blogue, mais de bien belles rencontres, un bel accueil et un beau moyen de décrocher du train-train du bureau.

Demain, départ à 4 heures vers notre navette pour l’aéroport de Beauvais, puis vol vers Girona et autobus vers Barcelone. Ryanair, c’est pas cher, mais ça nous rend parfois la vie compliquée…

On arrive la nuit de la St-Jean à Barcelone, alors les nouvelles se front aussi assez rares. Ensuite, on aura encore probablement plus de temps pour raconter nos aventures…

Arrivés

Nous voici arrivés à Paris. Avant de retourner explorer la ville pour une deuxième journée, une petite photo!

C’était la Fête de la Musique hier, la ville était remplie de concerts, dont au Château de Vincennes, à côté d’où on reste. Bien sympathique…!

Plan du voyage

Notre voyge approche à grands pas. En effet, notre avion décolle demain soir de Québec, pour Paris. Au menu, 2 jours à Paris, une semaine à Barcelone, une semaine de visite de vignobles dans la Liguria et le Piemonte et une semaine à Siena, pour des cours d’italien. La bella vità!

Grâce à Google Earth, nous pouvons voyager de manière virtuelle puisque plusieurs bâtiments sont maintenant modélisés en couleur et en 3d. Par exemple, on voit ci-desous l’emplacement de notre appartement que l’on va avoir à Sienne.

Notre appartement à Sienne

Notre appartement à Sienne

Pour un aperçu rapide de ce qu’on va faire dans les trois prochaines semaines, on peut consulter la carte… Les placements reflètent assez bien les endroits où on va dormir dans chaque ville…

J’ai hâte!


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Visite au Domaine Acer

Note: Cet article a été écrit par Pierre-Hugues Carmichael, dont le blog Statistique Vitale, se prête mieux à l’analyse statistique qu’aux voyages vinicoles. Pourtant, il est aussi passionné par Il nous fait ici part d’une exucrsion au Domaine Acer.

Au nord de la frontière du Nouveau-Brunswick, aux portes de la Gaspésie se cache un pays merveilleux où l’érable est maître. En effet, il s’agit de la deuxième région acéricole du Québec (après la Beauce). Et c’est dans ce pays merveilleux qu’un « petit » domaine a décidé d’aller à contre courant de la tradition et de produire des boissons alcoolisées à partir de la sève d’érable plutôt que du sirop. Le domaine Acer produit donc 4 acéritifs et nous avons récemment eu la chance d’en déguster deux d’entre eux en visitant les lieux.

Domaine Acer

Domaine Acer

La production d’un acéritifs commence de la même façon que la production du sirop d’érable. La sève qui coule des érables est tout d’abord concentrée par osmose inverse puis est réduite davantage par ébullition. Pourquoi ces deux étapes, l’osmose inverse est très peu coûteuse et réduit le temps d’ébullition, qui elle est dispendieuse en énergie. Pour produire un acéritif, l’ébullition est arrêtée avant que le sirop ne se forme et c’est ce concentré qui est utilisé pour la fermentation. Cette dernière étape est remarquablement similaire à celle de la production du vin jusqu’au vieillissement en barriques de chêne, principalement usagées. Les produits ne sont pas millésimé puisqu’il s’agit habituellement d’assemblages de plusieurs années différentes.

Le plus récent produit du domaine est un acéritif de type vin blanc qui titre 12% d’alcool par volume. La mise en bouteille devrait se faire au courant du mois de juin. Ils produisent aussi un mousseux selon la méthode champenoise et deux acéritifs de type vin de dessert. Ce sont ces deux derniers produits que nous avons pu déguster. Le Val Ambré est une boisson fortifiée (16% d’alcool volume) de type Pinot des Charentes. De couleur ambre, il propose un nez porté sur l’érable (surprise!) et le boisé. En boûche, les saveurs sont subtiles, avec des notes d’érable, une franche acidité qui balance le sucre résiduel et une finale relativement asséchante (★★★☆☆). C’était le préféré de mon père.

Le deuxième produit dégusté était le Charles-Aimé (17% d’alcool volume). Le concentré utilisé dans sa production est beaucoup plus proche du sirop d’érable, ce qui leur permettent de le fermenté jusqu’à son 17% sans besoin de le fortifié. Sa couleur ambre foncée trahit son origine, de même que son nez, porté sur le caramel et les noix. En bouche, l’attaque initiale est un mélange de noix auxquels s’ajoute un caramel foncé. Le sucre est davantage présent, l’acidité moins élevée, mais, en même temps, l’alcool semble beaucoup plus intégré que dans le Val Ambré (★★★½☆). Je m’en suis procuré une bouteille, de même qu’une bouteille du mousseux, et j’attend impatiemment la sortie de l’acer blanc sec Prémices d’Avril.

Pour ceux qui ont la chance d’aller dans le bas du fleuve, n’hésitez pas à faire un détour pour aller visiter ce domaine qui est aussi un économusée. On peut trouver leurs produits à Québec au marché du Vieux-Port, les prix variant entre 25$ et 30$. Enfin, ils font aussi la livraison à domicile, tant qu’il y a un adulte pour recevoir le paquet.

Dégustation Cellier – Les beaux barolos 2004

Lors du dernier arrivage Cellier, surnommé Objectif Monde, les arrivages était plutôt hétéroclites. Toutefois, neuf de ces vins étaient issu de l’appellation Barolo, au nord-ouest de l’Italie.

Située au sud d’Alba, la zone d’appellation contrôlée (DOC) du Barolo a tété établie en 1966, bien que des vins sont faits dans cette région depuis la nuit des temps. Ce n’est toutefois qu’au milieu du 19e siècle, avec le comte de Cavour, que la région a acquis ses lettres de noblesse.

La DOCG de Barolo couvre maintenant 1200 hectares, réparties entre près de 130 producteurs différents. On retrouve donc trois types d’appellations: les barolos génériques, les appellations communales et les crus. En passant d’une catégorie à une supérieure, les raisins viennent d’une zone toujours plus délimitée. Par exemple, les raisins dans un Barolo générique peuvent venir d’un peu n’importe où dans l’appellation, ceux d’un vin de Serralunga d’Alba viennent autour du village du même nom, tandis que les raisins composants un Brunate viennent d’une petite pente située à 1200 pieds d’altitude au sud du village de La Morra.

Dans le Piedmont, l’année 2004 est qualifiée de grand millésime par plusieurs. Robert Parker, dans The Wine Advocate, donne une note générale de 96 points au millésime, Decanter donne 4 étoiles et Wine Enthusiast donne 93 points. Inutile de dire que les vins sont dégustés en jeunesse, alors que les Barolos sont souvent appelés à vieillir plus de 10 ans avant de livrer tout leur potentiel.

Barolo, Beppe 1977@Flickr.com

Barolo, Beppe 1977@Flickr.com

En ce sens, on est alors très proche de la Bourgogne, avec ces vignobles morcelés en différentes appellations et producteurs. Les vins sont aussi dans l’esprit bourguignon. Pour reprendre les mots d’Andrea Sottimano, producteur dans L’appellation Barbaresco, toute proche: « On est capable, les Bourguignons et nous, de vivre avec cette couleur pas trop soutenue: on préfère la finesse et l’élégance à la puissance« .

Les Barolos de l’arrivage Cellier de la SAQ représentent bien cet aspiration à la finesse plutôt que la recherche de la puissance à tout prix. Les vins commentés ont été dégustés à l’occasion d’une dégustation thématique en prévision de l’arrivage Cellier, organisée par le dynamique Jean-Pierre Lortie de la succursale Jean-Lesage, à Québec.

On ne se concentre ici que sur les 5 que j’ai trouvé les meilleurs. Les autres, bien que bons, n’étaient pas selon moi aussi bien faits que ceux présentés ci-dessous. Le Beni de Batasiolo, le moins cher de l’arrivage, paraissait effectivement le plus simple tandis que le Monprivato Mascarello, le plus cher de l’arrivage à 122$, ne m’a pas du tout plu avec un nez faisant penser à la moufette.

  • Cerequio Michele Chiarlo Barolo 2004 – 75,00 $
  • L’un des deux crus de Michele Chiarlo présentés dans cet arrivage et de manière générale, le vin le mieux fait de l’arrivage. Finesse, élégance, beaux tannins serrés, fruit pur, cerise et cassis, fait pour la longue garde mais tout de même agréable dès maintenant: tout y est. Bravo. ★★★★½

  • Ornato Pio Cesare Barolo 2004 – 95,00 $
  • La cuvée haut-de-gamme de Pio Cesare, un cru situé près de Serralunga d’Alba, au sud-est de l’appellation. Les vins issus de cette commune sont habituellement un peu plus concentrés en raison du terroir un peu moins fertile. L’Ornato de Pio Cesare n’en est toutefois pas un monstre de concentration. Des belles notes de cuir et de prune et les éternels tanins du Barolo rendent ce vin particulièrement agréable. ★★★★☆

  • Monvigliero Mauro Sebaste Barolo 2004 – 40,75 $
  • Un cru mineur, situé dans l’extrême nord du Barolo, nous offre LE rapport qualité-prix de cet arrivage. Coté à 94 points par Wine Spectator, on comprend pourquoi lors de la dégustation. Assez moderne et très accessible malgré son jeune âge, c’est le vin que je recommanderais pour découvrir (ou faire découvrir) l’appellation. Très réussi. ★★★★☆

  • Brunate Michele Chiarlo Barolo 2004 – 64,00 $
  • Le second cru de Michele Chiarlo offert lors de cet arrivage, il m’a semblé légèrement plus fermé que le Cerequio. Il a un peu souffert de la comparaison puisqu’il a été servi immédiatement après le Cerequio. Tout de même, il s’agit d’un beau Barolo au profil plutôt classique avec des notes de tabac, de cuir avec des accents fruités. ★★★½☆

  • Pio Cesare Barolo 2004 – 57,00 $
  • Servi à l’aveugle, le détenteur de la 6e position du dernier palmarès Top 100 du Wine Spectator, n’a cessé d’évoluer au courant de la soirée. On a tout d’abord identifié le nebbiolo, mais la concentration du vin faisait penser qu’on pourrait plutôt y trouver un peu de barbera. au courant de la soirée, le nez a évolué pour finalement ressembler pas mal à celui de l’Ornato de la même maison. Mérite les critiques élogieuses qu’il a reçu. ★★★★☆