Archives mensuelles: décembre 2008

On continue pour un an de plus…?

On a vu de bien belles choses dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de Québec. De la Fontaine de Tourny à Paul McCartney sur les Plaines, en passant par le Festival d’Été 2008, le feu d’artifice du 3 juillet et le spectacle du Cirque du Soleil, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que l’année qui vient de s’écouler sera difficile à égaler.

Toutefois, c’est bien beau de regarder derrière soi, particulièrement en ce 31 décembre, mais il est important de ne pas se laisser aller et de continuer sur notre lancée afin de faire de 2009 une année tout aussi réussie.

Sur un plan collectif, que désirez-vous le plus pour Québec dans l’année qui vient? Certains souhaitent l’émergence d’une adresse gastronomique de haut niveau afin de complémenter ce qu’on a déjà. D’autres veulent un accès internet sans fil à la grandeur de la ville et qu’on garde le dynamisme que l’on a constaté pendant cette année.

De mon côté, je veux qu’on parle de Québec un peu partrout, pour ses attraits et ses gens. Je veux qu’on vienne visiter Québec et qu’on aie le goût d’y revenir. Il revient donc à chacun de mettre un peu de soi pour que les gens qui viennent nous voir se sentent à la maison pendant leur séjour et aient envie de revenir…!

Note: Ce post a été publié dans le cadre de 400 ans – 400 blogues, une initiative visant à célébrer la fin du 400e de Québec sur le web, en ce 31 décembre.

VdV informel: Les vins des fêtes

Château Carbonnieux 2002

Château Carbonnieux 2002

En ce lendemain de Noël, nous sommes conviés à un Vendredi du Vin bien informel, nous invitant à partager des commentaires sur les vins ont arrosé notre période des Fêtes. Toutefois, en cette période de réjouissance, ce n’est pas les vins dégustés qui manquent, mais bien le temps de s’asseoir pour les commenter…!

Afin de commencer en beauté les Fêtes, j’avais apporté chez mes parents un Château Carbonnieux 2002 afin d’accompagner l’entrée de truite fumée. Je dois admettre que j’avais des attentes pour ce vin, puisqu’il s’était entre autres retrouvé dans les retrouvé dans les recommandations de Vincent Marissal dans La Presse dans un récent article sur la disponibilité des grands Bordeaux blancs à la SAQ Dépôt. Dans son édition 2009 du Guide du Vin, Michel Phaneuf lui donne un ★★★☆☆ et de bien beaux commentaires. Bref, j’avais hâte.

D’un superbe jaune doré, cet assemblage de sémillon et de sauvignon blanc promettait des belles choses. Toutefois, au nez, je l’ai trouvé un peu éteint et fermé. On notait certes un peu de miel et de fleurs, mais c’était quand même beaucoup plus discret que ce à quoi je m’attendais. En bouche, l’acidité est franche et bien rafraîchissante, avec un peu d’agrumes et de miel. Il a été servi un peu trop frais, mais mes efforts pour tenter de le réchauffer (et de le réveiller par le fait même…!) n’ont pas été couronnés d’un vif succès. Le vin était un peu plus expressif en gagnant en température, mais m’a laissé un peu sur ma faim.

Par hasard, un collègue de travail a ouvert le même vin cette fin de semaine. Toutefois, sa description était à des milles de ce que j’ai pu expérimenter, principalement au niveau de l’intensité des arômes et de la complexité du vin. Ceci me laisse croire que la bouteille que j’ai débouchée présentait un léger défaut. Afin d’en être certain, il va falloir en déboucher une autre! Si vous avez dégusté ce vin, n’hésitez pas à vous faire entendre dans la section des commentaires…!

★★½☆☆ Code SAQ: 10219111 – Prix régulier: 51$, prix réduit: 38,25$ (Encore disponible à la SAQ Dépôt)

NOTE: J’animerai la prochaine édition des Vendredis du Vin, au mois de janvier 2009. Gardez l’oeil ouvert pour le lancement de la dégustation ici-même!

Domaine d’Aupilhac 2005 – Coteaux du Languedoc Montpeyroux

Domaine d'Aupilhac 2005 - Montpeyroux Côteaux du Languedoc

Domaine d'Aupilhac 2005 - Montpeyroux Côteaux du Languedoc

Sylvain Fadat cultive la vigne près du petit village de Montpeyroux depuis 1989. Toutefois, il a derrière lui une longue tradition de vignerons, puisqu’il est la cinquième génération dans la famille à exercer ce métier. Le Domaine d’Aupilhac est établi dans le Sud-Ouest de la France, dans le village de Montpeyroux. Les vignes sont cultivées dans des terrasses en coteaux argilo-calcaires, bien typiques de cette région de la France.

Son Domaine d’Aupilhac 2005 – Montpeyroux est composé à 30% de mourvèdre, 30% de carignan, 25% de syrah, 10% de grenache et de cinsault à hauteur de 5 %, ce qui en fait un assemblage habituel de la région. Le tout macère pendant près de trois semaines avec des pigeages réguliers puis est élevé 20 mois en barriques usagées.

Le vin qui en résulte montre le résultat à la fois du terroir et de l’élevage qui l’a façonné. Un vin chaud, aux notes de bois, de sous-bois, de garrigue et de fruits noirs en compote, sans toutefois donner dans l’excès. Les tannins sont bien présents, mais ne sont pas du tout dérangeants.

Ce vin ne plaira pas nécessairement aux amateurs de fruit-bombs du Nouveau Monde, mais s’ils sont assez curieux, il découvriront un vin bien fait qui sort des sentiers auxquels ils sont habitués. Personnellement, j’ai bien aimé. Il mérite un accompagnement assez substantiel, permettant d’accoter les tannins et l’absence de fruit de ce vin. Une viande de gibier conviendrait probablement à merveille.

★★★☆☆ Code SAQ: 00856070 – 21,45$

Hochar Père et Fils 2001 – Vallée de la Bekka

Hochar Père et Fils 2001 - Vallée de la Bekka

Hochar Père et Fils 2001 - Vallée de la Bekka

Suite à la lecture du compte-rendu de Rémy Charest sur le Château Musar et à la recommendation d’un collègue de travail, j’ai eu l’envie de connaître cet illustre vignoble libanais (oui oui, un illustre vignoble libanais…!). Ainsi lors de mon passage à la SAQ près de chez moi, je me suis porté acquéreur d’une bouteille de Hochar Père et Fils 2001 – Vallée de la Bekka.

Le site du Château Musar est particulièrement intéressant. On y retrouve les commentaires de Serge Hochar sur les conditions des vendanges de chaque millésime de même qu’un commentaire de dégustation pour les vins produits à chaque année.

Ainsi, le millésime 2001 a été une drôle d’année, des mots mêmes de Serge Hochar. Moins pluvieux qu’à l’habitude, la floraison a été hâtive et les vendanges ont débuté le 3 septembre, un signe du réchauffement planétaire selon le vigneron.

Le millésime 2001 est un assemblage d’une majorité de cinsault, avec du carignan et du cabernet-sauvignon et un peu de grenache. Apres une fermentation en cuve ciment, les vins sont vieillis 6 à 9 mois en futs de chêne de Nevers. Il a été mis en bouteilles en 2003 et commercialisé en 2006.

Le vin qui en résulte possède une robe d’un rubis très clair, comme on pourrait s’en attendre d’un Bourgogne ou même d’un Beaujolais. Toutefois, dès le premier contact au nez, on voit bien que nous avons affaire à autre chose. On y note des fruits séchés (principalement des dattes, mais on y a aussi trouvé des raisins secs) ainsi que des fortes notes de tabac. En bouche, les tannins sont fins et bien enrobants, signe que le vin nous parvient presque à maturité. Les notes de fruits séchés prennent une place un peu plus importante qu’au nez, mais le vin reste tout à fait équilibré, sans trop de tirer du côté des fruits, du bois ou de notes plus exotiques comme le tabac ou les notes balsamiques.

D’après les commentaires que j’ai pu lire sur internet, il s’agit d’une bonne introduction au Château Musar, mais que le Hochar Père et Fils – Vallée de la Bekka reste à court du produit le plus prestigieux de la même maison. J’ai bien hâte de me faire ma propre opinion…!

★★★½☆ Code SAQ: 00484964 – 23,25$

VdV #20: Un gros merci…

Tonneaux chez Torres

Tonneaux chez Torres. Source: Dries Buytaert

Note: Il s’agit de ma première participation aux Vendredis du Vin, une journée thématique où des blogueurs partages des notes de dégustations sur un thème précis, décidé par le président du mois. Habituellement tenu le dernier vendredi de chaque mois, le Vendredi du Vin du mois de novembre est exceptionnellement tenu le 5 décembre. Ce mois-ci, Doug, de Ablegrape, propose comme thème un vin se rapportant à Thanksgiving, L’événement principal du mois de novembre chez nos voisin du sud (si on fait abstraction de ce qui s’est passé un certain 4 novembre dernier…)

Plutôt que de bêtement proposer un vin qui va bien avec la dinde aux canneberges, j’ai décidé d’interpréter le thème proposé par Doug de manière un peu plus large…

La SAQ recense présentement sur son site web 5041 vins rouges, 1784 vins blancs et 770 vins de dessert. En arrivant devant l’étalage, ou tout simplement, en cherchant ce qui constituera le prochain achat, pas étonnant que le choix ne soit pas facile. Afin de séparer le bon vin du jus de raisin Welch’s alcoolisé, plusieurs avenues s’offrent à nous. On peut parfois déguster avant d’acheter, se fier à des experts ou à des revues spécialisées.

Toutefois, la manière que je privilégie souvent est de suivre la recommandation de personne que je connais, et qui possède des goûts similaires aux miens. Ce Vendredi du vin, j’aimerais le dédier aux bonnes recommandations que j’ai eu récemment.

Dans The Omnivore’s Dilemma, Michael Pollan raconte pourquoi il lui a été beaucoup plus facile d’apprendre l’identification des champignons à l’aide d’un mentor que de livres sur le sujet: « A half dozen authoritative field guides by credientated mycologists had failed to convince me beyond a reasonable doubt of something I now was willing to bet my life on, based on the say-so of one Sicilian guy with no mycological training whatsoever. How could that be? » Sa réponse est simple: « The omnivore will happily follow the lead of a fellow omnivore who has eaten the same food and has lived to talk about it. »

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